
Passons maintenant au cas de notre bien-aimé directeur sportif. Que les choses soient bien claires, il n’est nullement question ici de juger des personnalités de chacun, mais seulement de leurs actions et choix dans la direction du club ces dernières saisons. Donc attention, interdiction d’afficher vos opinions en réponse, même ignifugées, et pas le droit de sortir avant la fin de la lecture. Et je te vois toi, oui toi, qui fume une cigarette devant ton écran ! Interdit ! Et vaut mieux pas que je te prenne à trainer à la Gueule du loup après ! Mauvais supporters va ! (toute ressemblance avec des situations vécues dernièrement est totalement fortuite…)
Reprenons la formule précédente qui à le l’avantage d’être plus clair qu’un pavé d’un seul tenant :
Ce qu’on attend d’un GM (general manager) :
Un recrutement en adéquation avec les besoins du coach et le budget à sa disposition. C’est sa tâche première, et la plus gratifiante.
Ce que fait Mr T :
Force est de constater pour cette saison que l’adéquation avec les besoins de JFD n’est pas présente. Car empiler d’excellents joueurs, c’est bien, mais si aucun ne correspond aux besoins du coach, cela ne sert pas à grand-chose. Il a donc sa part de responsabilité dans le naufrage.
Mais à quel point ? Là encore, on dispose de pas mal d’indications pour la mesurer. On sait par exemple que la soi-disant tradition grenobloise du gardien n°1 français vient de lui, avec tous les déboires que cela a provoqué à plusieurs reprises depuis une douzaine d’années, en restreignant drastiquement les choix possibles à ce poste clé de l’effectif, les choses allant en empirant avec l’épuisement du réservoir français en la matière.
Le choix du "tout jeune français" la saison passée est aussi clairement à mettre à son (dis)crédit. Tout cela alors que l’idée avait déjà été reprise, avec perte et fracas, par d’autres équipes quelques années auparavant (Morzine et Amiens). Quel manque de jugé de sa part.
De plus, y a-t-il une réelle communication avec JFD quant au choix premier d’un joueur, ou le coach se contente-t-il de prendre acte une fois le contrat signé ? Vu la façon dont s’est déroulé l’arrivée de Quemener, on peut douter de l’existence d’un travail en coopération des deux sur pas mal de dossiers.
Pour l’adéquation avec les moyens à disposition, on ne peut s’empêcher de penser au rôle qu’il a sans doute tenu dans le naufrage de la fin des années 2000, que l’on commence à peine à finir de résorber. Avec des parts dans le club, il ne pouvait pas ne pas savoir le budget réellement à sa disposition lors des recrutements, et puisqu’il est celui rédigeant le contrat des joueurs… Enfin, avec le procès Blache débutant sous peu, on y verra plus clair sur ce point rapidement.
Ce qu’on attend d’un GM :
Capacité à forger l’esprit de groupe de l’équipe, en coopération étroite avec l’entraîneur et le capitaine, en organisant des évènements, en facilitant la vie hors glace des joueurs (avec leur famille par exemple), en organisant les déplacements, etc… Un homme à tout faire quoi.
Ce que fait Mr T :
Au lieu de désamorcer ou régler les problèmes, il est évident que notre GM ne fait qu’en créer de supplémentaires : clash avec les « mauvais » supporters (insultes à cause des banderoles, interdiction de sortie, interdiction d’accéder à la Gueule du Loup), avec les dirigeants des autres équipes, parfois au cours même de match (à Morzine, contre Briançon, etc…). Cela a pour conséquence de créer des distractions pour l’équipe, dispersant son attention et donc atténuant son efficacité et sa concentration. Anormal.
Pour les évènements extra-sportifs, à l’exception des sorties en période de préparation, seules restent en saison quelques réunions pour les campagnes de com’, ou destinés à satisfaire un sponsor (caserne de Bonne par exemple). En gros rien d’utile pour l’esprit d’équipe. Là encore, c’est nettement insuffisant.
Pour ce qui est de régler les problèmes hors glace, force est de constater que cela ne marche pas non plus, puisque ces dernières saisons, les problèmes de vestiaires ont été récurrents. Alors, certes, le coach y tient une part de responsabilité écrasante, mais si ce dernier n’est pas ou plus capable de gérer son groupe, notre GM se doit d’intervenir.
Ce qu’on attend d’un GM :
Avec autant de chose à gérer, on attend de lui qu’il se consacre uniquement à cette tâche qui, comme on peut l’imaginer dans une équipe professionnelle, si elle est bien faite requiert un temps incroyable et une implication constante.
Ce que fait Mr T :
Et bien non, malgré cette charge de travail, notre GM parvient à trouver le temps d’être chef de la sécurité, activité où il déploie un zèle exemplaire (qui a dit dictatorial…). Cela ne peut que nuire à la qualité de son emploi premier, qui est de se mettre au service de l'équipe sportive. Donc, si ce rôle d'apprenti despote lui tient vraiment à cœur, pourquoi ne pas se reconvertir dans cette branche ?
Passons maintenant au
Reste du staff :
Pour l’assistant au coach, difficile de se prononcer. Compétent ou pas… il n’améliore certes pas la situation, mais la dégrade-t-il ? Difficle à dire, je ne me prononcerais pas sur ce point.
Pour nos préparateurs (physique et matériel), là, on a enfin un point extrèmement positif, avec des personnes sympathiques qui font un bien fou à l’organisation, tant par leur attitude que leur compétence. Espérons qu’elles n’aient pas raz-le-bol de la situation actuelle.
Pour la communication et l’organisation, l’excellent y côtoie le pitoyable. L’excellent avec les plans médias du club (publicités, vidéos, photos d’équipes…), la mise en place d’un lieu d’échange privilégié sur le forum, la boutique bien fournie, et cerise (amère) sur le gâteau cette saison : le winter game (je l’évacue en une phrase car tout a déjà été dit dessus).
Et le pitoyable avec un site officiel bâclé (news truffées de fautes, nombreuses rubriques pas à jour, et ce malgré les mises en garde et les offres de bonne volonté de la part de bénévoles, ceci depuis maintenant des années), ainsi qu’une communication soufflant alternativement le chaud et le froid (un coup on vous parle, puis plus du tout, et vice-versa). Je reviendrais là-dessus plus en détail dans les perspectives. Pour ce qui du rapport avec les sponsors, là-dessus, je n’en ai aucune idée, je m’abstiendrais donc de jugement.
Concernant la présidente, elle s’était fixée comme mandat de redresser les finances du club, et aurait été en passe de le réussir (cf sujet sur le budget des clubs avec l’analyse de Maviclem). Donc on peut être en partie satisfait sur ce point. Mais attention à ne pas oublier que ce n’est qu’une facette de son travail. C’est bien elle qui décide, avec l’avis du GM, de garder ou non l’entraîneur. Et c’est là que le bas blesse, car conserver sa confiance en lui est une chose louable (au passage, ce dernier devrait prendre leçon de cette exemple de loyauté à l’égard de ses suborndonnés), mais cela doit reposer sur les compétences du coach, et pas sur sa personnalité.
Cela peut être cruel, mais dans le sport professionnel, seul le résultat compte. Et force est de constater que sur ce point, c’est une catastrophe sur toute la ligne, les choses allant même de mal en pis. Elle a montré avoir du caractère dans l’adversité, et bien, qu’elle continue à le faire en n’hésitant pas à prendre les décisions qu’il faut, et elle peut être assuré que tout le microcosme du hockey grenoblois la soutiendra.
A venir ce soir ou demain, l’environnement extra-sportive (patinoire), ainsi que les perspectives.