Environnement extra-sportif
Passons maintenant à autre élément qui, dans un contexte différent, constituerait un net plus, la cerise sur le gâteau même, mais qui actuellement se transforme en un pied de nez intolérable pour une majorité d’entre nous : le bling bling entourant les matchs.
Tout d’abord le plus négatif : le DJ de Pôle Sud, qui à l’exception des spectateurs de passage sur un ou deux match(s) par saison, est en passe d’être détesté universellement par son omniprésence. Volume de la musique intolérable malgré les nombreuses relances lui demandant de se refréner, interventions inopportunes (exclamations durant le match, annonce des buteurs avant la table de marque, musique coupant les chants de supporters, remarques désobligeantes, incapacité à se servir de plus de trois phrases types, etc, etc…).
Puisqu’il semble indéboulonnable et refuse obstinément de prendre en compte les remarques à son égard, une solution existe : lui enlever la possibilité de pouvoir réaliser tout type d’intervention (musique ou micro) durant les tiers temps. Il pourra toujours mettre son ambiance type « boîte de nuit » aux entre-tiers et à l’échauffement.
Passons aux animations. Je ne remets pas du tout en cause leur existence, car il est indéniable qu’elles participent à la bonne ambiance. Cela dit, leurs conséquences sur la qualité de la glace sont de plus en plus dramatiques : pas par dégradation directe, mais dû au fait que la glace n’a pas le temps de se faire après le surfaçage, aggravé par notre cher DJ qui, censé gérer le temps des animations, les prolongent de manière excessive malgré les demandes expresses du personnel de la patinoire. En conséquence, un juste milieu doit être trouvé, car il ne faut pas oublier que le sportif (la qualité de la glace) doit toujours primer sur ces spectacles. C'est triste de devoir le rappeler.
Pour ce qui est des nombreuses interdictions imposées unilatéralement par notre « directeur sportif de la sécurité (ou l’inverse) » dans l'enceinte de la patinoire (interdiction de sortie pour fumer, de jeter des confettis, de mettre des banderoles/affiches, d’accéder à la Gueule du Loup, et j’en oublie certainement), on a la un précurseur en la matière puisque aucune patinoire en France n’applique ses mesures, qui ne lui sont imposées par aucune loi. Des petits détails qui peu à peu rendent furieux le public.
Ce qui m’amène à un « petit » point sur lesdits supporters, car il semble nécessaire à la direction de mieux comprendre la situation actuelle. Au vu de ses choix, il est évident qu’elle ne connaît pas son public. Résumons : il existe 3 types de « clients » à Pôle Sud :
L’abonné : qui est là à chaque match et qui cherche souvent à faire connaître à son entourage les joies de son sport préféré (enfin de moins en moins depuis quatre ans).
Les fidèles : qui choisissent leurs matchs dans la saison, en fonction de l’enjeu, des rivalités, et qui suivent d’un œil (souvent des deux) les performances de l’équipe toute l’année par les divers médias.
Et enfin les curieux : des étudiants de passage par Grenoble, des personnes venant voir un match « parce que c’est à la mode » avec les animations, toutes les paillettes… Une frange volatile, sur laquelle a très clairement parié le staff actuel, totalement à tord. En effet, le nombre de ces spectateurs ne varient pas, peu importe le type de communication moderne (facebook ou autre) employé.
Les gros des bataillons de spectateurs font et feront toujours partie de la deuxième catégorie qui, à l’instar des abonnés, ne sont pas dupes du niveau de l’équipe et de ses performances, et dont la satisfaction ne s’achètent pas par des spectacles aux entre-tiers toujours plus tape à l’œil. Eux, ils viennent pour le hockey d’abord, le reste étant un plus. Une réalité qui doit rapidement être prise en compte par le staff s’il souhaite combler le gouffre existant désormais entre les supporters de l’équipe et son encadrement.
La fréquentation dramatiquement en baisse des matchs pour le premier tour des PO, malgré un coût encore assez raisonnable (même si c’est cher payé pour un spectacle aussi minable, on est d’accord) est en cela un signal assez fort, qui j’espère aura porté. Sans parler d’une saison avec très peu de guichets fermés, chose qui n’a rien à voir avec la crise (elle a bon dos), car au vu du nombre de passionnés (purs et durs ou en dilettante) que draine le club sur le bassin grenoblois (et même l’ensemble du département), la patinoire, avec les résultats sportifs qui suivent, aurait à coup sûr son enceinte pleine ou quasi à chaque match.
Actuellement, l’état d’esprit des supporters (et là, se sont les trois catégories qui sont désormais affectés, même la 3ème, familles et proches de joueurs exceptés – et encore – ) est à la grogne (et c’est vraiment peu dire, car pour beaucoup c’est même de la haine pure, ni plus ni moins). Elle a atteint un point tel, que j’aimerais vraiment souligner le fait que toute langue de bois de la part d’un membre du staff lors d’un quelconque interview devient désormais totalement intolérable et ne va pas tarder à mettre le feu aux poudres.
Ces interventions en deviennent complètement contre-productives, et ne font qu’accentuer la fracture béante et l’incompréhension. Pourtant, suite à l’élimination lamentable de l’équipe, tout le monde était certes déçu, mais surtout résigné, voire même plein d’espoir en espérant que cela aller constituer un électrochoc.
Mais après ces premiers interviews, je peux vous dire sans la moindre hésitation que la colère et l’indignation sont revenus au galop. Il n’est désormais plus possible de botter en touche, les responsabilités doivent être prises, et maintenant. Pas dans trois ou quatre semaines, qui constituent un temps précieux perdu dans la construction d’un nouvel effectif.

Perspectives
Tout cela m’amène – enfin ! – aux perspectives. On peut les classer en trois possibilités.
1.[font=Times New Roman] [/font]Un vrai changement : départ du directeur sportif et de l’entraîneur.
Alléluia ! Le club aura enfin tourné définitivement la page Blache, cet aparté dans l’histoire du club ou le sportif se sera mis au service de l’ambition de quelques sombres personnages (alors que la logique voudrait que se soit l’inverse). Avec un choix judicieux de la paire destinée à prendre les rênes de la partie sportive du club, les BDL pourront repartir sur d’excellentes bases, ceci même si l’effectif doit faire avec une cure d’amaigrissement momentanée pour éponger les indemnités versées aux partants. Après tout, nombreux sont les clubs de Magnus à faire bien mieux que nous avec beaucoup moins, simplement grâce à des gens compétents en poste.
2.[font=Times New Roman] [/font]Un changement à minima : seulement le coach
Un pis aller qui fera baisser le ton et l'exaspération dans les rangs des supporters et des sponsors, mais qui n’effacera pas pour autant la rancœur dues à ces quatre horribles années. Et si les résultats sportifs ne suivent pas, tout cela explosera à la figure des dirigeants ! Sans compter qu’avec le même directeur sportif, le recrutement de l’équipe ne sera jamais optimum. Un choix qui peut donc paraître le moins risqué, mais qui reste bien hasardeux.
3.[font=Times New Roman] [/font]Pas de changement
J’aimerais souligner que le choix de cette option serait un véritable suicide à la fois sportif, mais aussi financier. Sportif évidemment par les résultats, mais aussi financier car pour la saison à venir, il n’y aura pas les entrées du Winter Game pour sauver le bilan comptable. Et sans tirer des plans sur la comète, on peut parier sur une baisse dramatique du nombre d’abonnés (voir le sondage sur le forum) qui ne sera pas compensé par des entrées de spectateurs, en chute impressionnante et constante. Ajoutez à cela la perte de recettes de matchs dues aux éliminations précoces dans les diverses coupes (au vu de notre budget, au minimum quatre cette année, deux à trois les années précédentes).
Ces pertes, le club ne peut pas se les permettre, et elles seront bien plus conséquentes que des rachats de contrats ou séparation à l’amiable avec Dufour et Tomasini.
Vous noterez que je ne mentionne jamais les joueurs dans cette partie, car, à l’instar du public grenoblois, ils sont eux aussi les victimes des choix d’orientation du staff.
Maintenant, wait and see
Merci de m'avoir lu, ainsi que pour toutes les remontées positives !