Staff sportif (début)

Il est temps de passer à la partie qui fâche, celle de l’environnement sportif des Brûleurs de Loups.
Concernant notre coach. Et bien je vais faire « simple », en actualisant, complétant et rajoutant des passages à mon message de l’année dernière. Vous allez voir, tristement, que seuls quelques noms de joueurs changent, mais pour le contenu, c’est presque toujours le même :
Ce que l’on attend d’un coach :
Mise en place d’un fond de jeu : s’applique principalement pour les entrées/sorties de zones, et la manière de jouer en général (défensif, offensif, agressif, intense, en passe, en vitesse… les différentes options pouvant évidemment se combiner).
Ce que fait Dufour :
Tentative de mise en place d’un fond de jeu défensif type nord-américain, et ce depuis maintenant quatre ans (jeu simple avec de l’intensité, des entrées de zones en envoyant au fond pour jouer dans le dos de la défense adverse et aller directement à la cage).
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Première erreur : les Français n’ont pas l’habitude de faire ce type d’entrée de zone, donc cela signifie beaucoup de hors-jeu et de palets perdus inutilement. Mais même au bout de quatre années d’échecs, il s’obstine…
Deuxième erreur : le jeu direct à la cage. Le constat était qu’en NHL les buts sont majoritairement marqués sur des rebonds. Exact, sauf que c’est vite oublier que les tirs initiaux provoquant ces rebonds sont aux départs des tirs dangereux. Chez nous, les lancers initiaux sont : soit en première intention et sans décalage (du pain bénis pour n’importe quel gardien qui l’arrête alors proprement ou arrive à diriger le rebond), soit des lancers peu puissant et/ou en angle fermé ou pas assez masqués. Là encore, peu ou pas de rebonds.
Troisième erreur : avec des attaquants envoyés profondément en zone offensive contre les bandes, et dont la plupart sont peu coutumiers du retour offensif… la paire défensive se retrouve bien seule dès que l’adversaire récupère le palet, avec quantité d’espace à exploiter, donc d’excellentes chances de marquer.
Quatrième et plus grosse erreur : les joueurs à disposition, du moins ceux capables de faire la différence (et cette année ils étaient légion dans notre effectif) n'avaient en rien le profil requis pour pratiquer ce type de jeu. On avait de quoi faire de belles montées palets dans la crosse, tant de la part des avants que des arrières, pour ensuite poser tranquillement le jeu et en quelques passes trouver une excellente position de tir avec but ou rebond juteux. Du hockey spectacle quoi ! Mais non, malheureux ! Le spectacle étant pour les entre-tiers, c'était intolérable !
La seule réussite vient de l’intensité provenant de ce type de jeu nord américain. C’est la seule chose qui nous a permis de gagner des matchs, et ce depuis maintenant 4 loooongues années. Work hard, play hard… and finally, fail hard.
Ce que l’on attend d’un coach :
Mise en place de petits jeux tactiques, spécifiques à un type d’adversaire, une situation particulière… (pour les supériorités, infériorités, entrées ou sorties de zones), placement d’un joueur à un endroit précis, dans une situation précise…
Ce que fait Dufour :
Concernant les tactiques de jeu, la seule mise en place réussie fut en zone offensive l’espèce de noria le long des bandes derrière la cage et dans les arrondis. Effectivement ça marche, mais après, il faut que cela serve à quelque chose (créer de l’espace pour un joueur en bonne position de tir par exemple). Mais non, car le problème dans cette situation est venue de la quasi interdiction de jouer avec les arrières, où pour ces derniers l’impossibilité de sauter dans le jeu pour apporter le surnombre.
Pourquoi ? Parce qu’on appliquait un système défensif, donc on ne devait pas prendre de risque derrière. Résultat, on restait à jouer dans un petit périmètre où le seul moyen d’en sortir était de forcer les choses par des passes et/ou tirs peu dangereuses, car la défense adverse était regroupée, et pas étirée. Dans ce cas, seuls les exploits individuels parvenaient à débloquer les choses : passe lumineuse de Petit, but en angle fermé de Treille ou Sivic, tour de cage de Perret, etc, etc… quatre ans que c’est la même chose, et quatre ans que cela produit une attaque parmi les plus mauvaises du championnat. Pourquoi changer ? Soyons constants dans la médiocrité.
En plus de cela, certains choix de placement de notre coach contribuent souvent à grandement nous rendre encore plus mauvais.
Un seul exemple : placer Charland à la ligne bleue en PP (erreur déjà commise avec Vaskivuo l’année d’avant). Certes, il a un bon lancer, fort, précis, tout ça, tout ça… bon très bien, mais dites moi, s’il est plus près, le palet n’arrive-t-il pas logiquement encore plus vite sur la cage adverse, donc avec de meilleures chances de marquer ?
Si encore on ne disposait pas de défenseur avec un gros lancer de la ligne bleue, cela pourrait constituer un choix par défaut valable. Sauf que l’on avait Gervais et Selan, spécialistes reconnus en la matière, et amené chez nous spécifiquement pour cela. Et pourtant… les deux ont passé, au mieux, l’année sur la deuxième équipe spéciale, ou pire, sur le banc sans le moindre temps de jeu en supériorité… On a même vu Dufour envoyer Gervais devant le gardien adverse pour le masquer… ce jour là je crois qu’on a touché le fond en matière de coaching ubuesque.
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Ce que l’on attend d’un coach :
De faire preuve d’autorité, mais aussi de pédagogie (joueurs appliquant le système de jeu en match, s’impliquant à 100% aux entraînements), ainsi que d’une réelle capacité à gérer ses boys, comme désamorcer d’éventuels conflits dans le vestiaire, de manière à forger un groupe.
Ce que fait Dufour :
C’est une chose de dire que les joueurs n’appliquent pas ses consignes, c’en est une autre de le faire pour s’absoudre de sa propre incapacité à coacher. Chaque match ou presque depuis quatre ans, le reproche est le même, alors que presque tous les joueurs ont changé. Au bout d’un moment il faut peut-être se remettre aussi un peu en question non ? Ah ben non…
De plus, le leitmotiv est que le groupe travaille fort. Sauf que, et bien non… c’est faux, les entraînements, surtout après avoir vu ceux imposés par Lusth, c’est un grand camp de vacance, sans la bonne humeur, rien de plus.
Pour ce qui est des conflits de vestiaire, cela fait 4 ans que la coupe est plus que pleine. Certains joueurs qui ne se parlent plus, des groupes qui se forment. Au moins, pas ou peu de clash cette saison, mais pas non plus un groupe soudé prêt à mourir ensemble, loin de là même.
Dufour a de plus la pire des attitudes face à ce type de problèmes, privilégiant en dépit de toute raison certains au détriment d’autres, plutôt que de tenter le moindre arbitrage. L’exemple le plus criant et révoltant étant la manière avec laquelle il traite ses gardiens, et ceci à chaque saison… cela n’a donc rien d’un incident isolé et exceptionnel. Dans un sport d’équipe, cela constitue en soi une faute professionnelle qui lui mériterait de prendre la porte.
Ce que l’on attend d’un coach :
De faire preuve d’un sens de la communication, pour faire comprendre ses systèmes de jeu aux joueurs, mais aussi pour expliquer individuellement ce qu’il attend de leur part, pour savoir tirer le meilleur d’eux, pour s’exprimer face aux médias.
Ce que fait Dufour :
Vu ce que produisent les joueurs en terme de jeu depuis quatre ans, je pense que tout le monde à compris que les gars ne comprennent rien à ce que leur demande le coach non ? Individuellement, Loup Benoît a fait une intéressante révélation en interview lors de sa première année à Rouen, confirmé par Arrossamena il y a peu : Personne ne sait ce que le coach veut de la part de chacun, celui-ci ne leur expliquant pas individuellement ce qu’il attend d’eux.
Autre indication, dans un des derniers powerplay (l’émission) de 2012-13, on voyait Tartari montrer un tableau derrière sa place dans le vestiaire, indiquant les grandes lignes du jeu qu’il devait pratiquer. Il mentionnait que c’était une surprise et que cela datait de peu. Sérieusement ? Savoir par un tableau, en fin de saison, ce que l’on doit faire ! Pathétique...
Pour la progression des joueurs, et bien c’est tout simple, il n’y en a pas. A vrai dire, ils régressent tous, quelques jeunes joueurs exceptés (les pauvres sont encore frétillants et enthousiastes durant les premiers mois, mais ça décline vite). Et plus le talent est présent, plus la baisse est notable, car le jeu qu’on leur demande de pratiquer est une véritable machine à brider l’habilité. Pourquoi en avoir besoin ? On envoie au fond et on tire à la cage, pourquoi vouloir se compliquer la vie avec des passes et des feintes ? Et puis en plus ma petite dame, un joueur talentueux c’est contraignant : il faut trouver qui peut jouer avec, il va vouloir faire des choses inattendues… Oulah ! Oulah ! J’en est mal à la tête rien que d’y penser.
Pour ce qui est de s’exprimer face au média, on a tous vu à quel point JFD maîtrisait la diplomatie et l’autocritique… « Je comprends pas, on travaille fort, les boys n’appliquent pas les consignes, l’équipe d’en face nous a bougé, je sais pas quoi faire. » Rien d’inventé dans ces propos, hélas…
Ce que l’on attend d’un coach :
Savoir composer ses lignes et faire preuve de réactivité en cours de match (lorsque ça tourne mal, ou bien pour conserver le score, prendre un temps mort, sortir le gardien, etc…).
Ce qu’à fait Dufour :
Ah ça ! Pour ce qui est des changements de ligne, depuis le temps on a tous vu qu’il savait faire. Sauf que… normalement on ne le fait qu’une fois, ou deux… en cours de match pour faire réagir. Mais pas à longueur de temps. De plus, les lignes se doivent d’être essayées sur plusieurs games pour voir si elles marchent, pas quelques tiers !
Dans un effectif équilibré, la règle admise veut que chaque trio offensif dispose d’un power forward, d’un créateur de jeu et d’un buteur. De plus, au moins un des trois se doit d’être sérieux et appliqué dans le repli défensif. Après, des variantes existent grâce aux joueurs polyvalent type Treille. Cette logique est respectée par tous et fait que des combinaisons ne peuvent et ne doivent pas être réalisées, sauf… chez nous.
On s’est retrouvé ainsi à aligner deux centres ensembles (Petit et Lafrance), ce qui constitue une hérésie lorsque on ne dispose pas de profondeur à ce poste, car cela se fait au détriment de l’impact de la ligne que l’on a privé de son créateur de jeu, mais aussi aux dépends des deux centres, car si l’un à le palet, l’autre ne l’a pas, cqfd... Même raisonnement avec deux power forward, etc…
L’excuse donnée il y a deux ans et renouvelée il me semble cette année est que tout le monde doit savoir jouer avec tout le monde. Ben voyons ! Il faudrait une saison avec au moins une centaine de matchs pour arriver à cela, alors en une trentaine, personne ne sait jouer avec personne, sauf ceux se connaissant depuis longtemps (Leblond-Tartari). Au final, tout le monde joue individuellement, et le problème, c’est que les buts comme le dernier de Charland, ça marche une fois par saison... pas plus.
Pour les prises de temps morts ou la sortie de gardien lors de série de but encaissés pour préserver la confiance de son titulaire, je crois que là aussi tout le monde a constaté sur cette fin de saison à quel point c’était une chose qu’il ne maîtrisait pas. Sortir son titulaire au cinquième but sur sept tirs, alors qu’il aurait dû le faire dès le troisième, ce qui aurait permis de garder la main sur le match, et ne pas ébranler la confiance de Bonvalot. Mais non, sa mésentente avec Raibon a primé sur l’intérêt de l’équipe. Là encore faute gravissime de sa part.
Pour l’adaptation tactique à l’adversaire, je citerais sa phrase prononcée suite à la raclée que nous a infligée Gap au match 4, et qui résume tout : « Ils nous ont bousculé, je sais pas quoi faire ».
Et cela se comprend, la seule variation de sa part en la matière a souvent tourné à la catastrophe : lorsque l’équipe menait, il la faisait passer en mode fort Alamo, laissant l’initiative à l’adversaire et ne profitant plus que de contre-attaques, comptant sur la solidité défensive pour assurer le score. Sauf que… sauf que cela requiert une équipe bien en place qui sait ce qu’elle a à faire. Ce qui n’a jamais été notre cas. Combien de match ont été perdus ainsi, avec une avance dilapidée par ce soudain changement tactique perturbant bien plus nos joueurs que ceux d’en face, qui n’en demandaient pas tant pour revenir et passer devant ? Beaucoup trop.
Ce que l’on attend d’un coach :
De savoir intégrer les jeunes à sa formation, et les faire progresser.
Ce qu’à fait Dufour :
Mettre en place une politique cohérente, reposant sur le partenariat avec Chambéry, afin de confronter les jeunes à des adultes, tout en leur conservant un temps de glace significatif permettant de progresser, d’engranger de l’expérience et de prendre de la confiance. Ca, c'était la théorie, la profession de foi. Mais pour la pratique…
Et bien c’est appliqué à la carte. Quel critère ? Aucune idée, pas le potentiel en tout cas, puisque l’équipe élite se retrouve avec des joueurs comme Martenon, Joffre et Delemps, pas les meilleurs de leur génération, qui eux, évoluent dans la capitale savoyarde… cherchez l’erreur, une fois de plus.
Pour les plus talentueux ayant la chance d’intégrer les BDL, la place que le coach leur accorde est… aléatoire. Bedin, Perret, Crossman, Baylacq, et avant eux Arrossamena, Avenel, Briand, Quémener, Moisand, etc… Tous on débuté à un moment où à un autre un match sur une des premières lignes pour soudainement être rétrogradé sur une autre, puis une autre, et enfin sur le banc. Ont-ils commis une faute ? Rarement. Comment dans cette situation instable progresser, prendre confiance et réussir ? C’est impossible, la seule solution restant l’exil, où tous ont trouvé ou retrouvé des couleurs, voire souvent mieux.
Et enfin, le bilan concret et irréfutable :
Ce que l’on attend d’un coach :
Il a disposé durant quatre ans de la deuxième masse salariale du championnat (3[sup]ème[/sup] pour la saison 2011-12). On attendait donc au minimum des demi-finales dans toutes les compétitions.
Ce qu’à fait Dufour :
Championnat saison régulière : une 5[sup]ème[/sup], deux 7[sup]ème[/sup] et une 9[sup]ème[/sup] place, et presque toujours le même nombre de points à chaque fois (autour de trente). Anormal alors que l’équipe se doit d’être dans le top 4 systématiquement.
Championnat playoffs : une finale perdue, une élimination en quart, deux en tours préliminaires. Même constat que pour la saison régulière, la finale, atteinte par les tripes des joueurs mais sûrement pas par la manière, étant l’arbre cachant la forêt.
Coupe de France : une élimination en quart, une en huitième et une en 16[sup]ème[/sup]. Indigne, honteux même.
Coupe de la Ligue : deux éliminations en quart, une en demi et – enfin – une coupe gagnée. Bilan correct mais mitigé car allant en se dégradant, malgré des effectifs s’améliorant.
Et avec ça, il faut un audit pour se rendre compte de ce qui ne tourne pas rond ?
Suite cet aprèm' ou demain sur le reste du staff, l'environnement et les perspectives.