antoine du 38 a écrit
"Et tu dois en savoir quelque chose à Villard où la patinoire est désespérément vide depuis plus de 20 ans : ça fait longtemps que les villardiens ne se reconnaissent plus dans leur équipe et ont oublié le chemin de Ravix, et c'est la même chose (pour des raisons différentes) qui est en train de se passer à Grenoble."
Mais arrête un peu avec cette démagogie à la c... Ok il y a de moins en moins de joueurs formés au club à Villard et de plus en plus d'étrangers qu'auparavant, oui, Et alors ? Le hockey à evolué depuis 20 ans et sans un minimum de structure professionnelle on ne peut survivre ! Faut arrêter un peu avec cette notion "d'identification" à un club. Regarde, Grenoble a misé sur la formation ces 3 dernières saisons, pour les résultats que l'on sait..
Sans tous ces joueurs avec lesquels "on ne se reconnait plus" comme tu dis, Villard ne serait plus en Magnus depuis un bon moment.. Villard n'a jamais eu autant d'étrangers certes, mais n'a jamais aussi bien figuré en Ligue Magnus(depuis la création de la magnus à 14 clubs), c'est un fait.
Et personnellement il pourrait y avoir un effectif 100% étrangers que ça ne me dérangerait pas, tant que les résultats sont au rendez-vous... Après c'est une question de perception des choses, et tu stigmatises là, la triste mentalité des français à ce sujet
De quelle démagogie parles-tu ?
Je t'expliquais seulement pourquoi les travées de Pôle Sud étaient de moins en moins remplies et de plus en plus silencieuses, à l'image de celles de Ravix depuis 20 ans.
Pour qu'un public ait envie d'être présent et d'encourager son équipe, il faut que celle-ci le lui rende et le fasse vibrer, or ce n'est plus le cas à Villard depuis la fin des années 80 (que tu n'as pas connues) et à Grenoble depuis 2009.
Qu'il y ait des étrangers et que le hockey se professionnalise n'est pas le problème, et si tu connaissais l'histoire de ton club, tu saurais que lors de la grande époque de Villard à la fin des années 80, il y a eu jusqu'à 8 étrangers dans l'équipe: des joueurs emblèmatiques comme Derek Haas, Pat Dunn, Louis Coté, Gaston Therrien, qui ont marqué Villard et le hockey français. Le village entier était derrière eux car ils ont su se faire apprécier en tant que joueurs et personnages publics et pour tout ce qu'ils ont apporté aux jeunes joueurs villardiens de l'époque (meilleurs résultats de l'histoire du club en hockey mineur).
Depuis cette époque, à part quelques joueurs isolés comme Lespérance ou Murphy qui ont marqué le club de leur empreinte, tous les autres n'ont fait que de brefs passages (remarqués ou non) à Villard et les Villardiens ont perdu le contact avec leur équipe.
A Grenoble, le phénomène est plus récent, et tient surtout à la formidable incompétence du groupe dirigeant, mais il est identique.
Les joueurs qui se succèdent n'adhèrent plus aux valeurs du club et le public ne se reconnait plus dans son équipe : les affluences en spectateurs ne sont souvent qu'un leurre car à la place des passionnés qui s'éparpillent il n'y a plus que des curieux attirés par les paillettes que leur fait miroiter notre fabuleux DJ.