Pour la bataille de Smolensk : c'est un sanglant combat frontal, sans manoeuvre de la part de la Grande Armée napoléonienne, qui croit enfin avoir contraint les Russes à la grande confrontation souhaitée de tout ses voeux par Napoléon.
En effet, après deux mois de course poursuite après l'armée russe depuis le Niémen, au milieu d'un pays dévasté par la politique de la terre brûlée, les troupes françaises et alliées n'en peuvent plus et crèvent littéralement de faim et de maladie. Désormais c'est vaincre ou mourir. Sauf que... ce n'est pas dans l'intention des Russes qui, sur de solides positions défensives autour de la ville, vont tenir au maximum tout en encaissant le minimum de pertes.
Puis, le deuxième jour, alors qu'ils se rendent compte qu'ils vont céder dans la journée, les Russes se replient sans crier gare en incendiant la ville, empêchant toute poursuite immédiate. Ce sursis amènera un mois plus tard à une autre boucherie... Borodino.