Ah, et bien voilà !
C'est bien la bataille de Patay, qui clôture la campagne de la Loire et ouvre la voie au sacre à Reims de Charles VII
Pour le combat en lui même : cela faisait plus d'un demi-siècle que les Anglais étaient quasi invaincus en bataille rangée (Crécy, Poitiers, Azincourt, etc...) au point que les Français, honte suprême, fuyaient comme la peste tout combat d'envergure face à eux. Le royaume leur était donc abandonné en pature.
Mais, en cette fin de printemps 1429, l'intervention d'une certaine Jeanne d'Arc dans les opérations autour d'Orléans va changer la donne. Celle-ci, par son fanatisme, va redonner confiance à la bande de rustauds (en ça, le film de Besson a tapé dans le juste) qui constituent les restes des forces françaises.
Après une série d'escarmouches perdues, les Anglais et leur chef John Talbot veulent en finir avec l'armée de la Pucelle et se rangent donc en bataille, confiants, sur un terrain favorable proche de Patay. Ils ne savent pas précisément d'où viendra la force française, et n'ont donc pas encore planté les pieux qui protègent habituellement leurs archers, dont les arcs longs sont la terreur des chevaliers français.
De notre côté, on ne sait pas non plus où sont les "Godons", mais un incident va permettre de les repérer : un cerf va émerger d'une forêt proche des positions anglaises, les archers l'abattant alors sous les vivats de leurs camarades. Belle imprudence, car les éclaireurs français connaissent alors leurs positions, contrairement à leurs homologues.
Après une courte harangue qui va bien, Jeanne va lâcher son avant-garde de chevaliers, commandée par deux brutes épaisses : La Hire et Xaintrailles (celui sur l'image) sur l'ennemi. L'attaque est si violente et inattendue que l'armée anglaise, totalement surprise, est littéralement pulvérisée avant même d'avoir pu lâcher une flèche. En quelques minutes, elle va perdre plusieurs milliers hommes. Côté français, à peine une vingtaine. 😈