Ce n'est mas de moi, je ne suis pas sociologue et ce nest pas un portrait de Reboh, mais ça lui ressemble beaucoup.
" Sociologie des organisations : la confusion des rôles et la double autorité : D’un point de vue sociologique (Crozier & Friedberg, L’acteur et le système), on est face à :
Une confusion des sphères de pouvoir
Le président est légitime sur le politique, l’économique et l’institutionnel
Le coach est légitime sur le sportif, le vestiaire et la performance
Quand le président entre dans le vestiaire ou recueille les doléances individuelles :
il court-circuite la chaîne hiérarchique
il crée une double autorité concurrente
il empêche la régulation normale des conflits
Le coach n’est plus le détenteur du pouvoir symbolique nécessaire pour encadrer un groupe de sportifs professionnels.
Management et encadrement : un leadership dysfonctionnel : En termes d’encadrement, cette posture peut être qualifiée de : Management intrusif et déléguant sans déléguer.
Le président confie officiellement la responsabilité sportive au coach, mais ne lui laisse pas l’autonomie correspondante.
C’est typiquement :
du micromanagement indirect
une délégation de façade
Triangulation hiérarchique :
Concept issu de la psychologie des groupes :
Les joueurs passent par le président pour exprimer frustrations ou contestations. Le président devient une éminence grise. Le coach est contourné, jamais affronté directement. Cela infantilise les joueurs, encourage l’évitement et empêche la responsabilité individuelle.
Psychologie du travail : délégitimation et insécurité managériale.
Délégitimation symbolique du coach :
Un entraîneur ne fonctionne pas seulement par compétence technique, mais par :
autorité symbolique
reconnaissance institutionnelle
soutien clair de la direction
Quand le président écoute, arbitre ou tranche à sa place, le coach est perçu comme faible ou provisoire
sa parole perd de la valeur
les règles deviennent négociables
Leadership paternaliste voire clientéliste
Psychologiquement, on peut parler d’un président : proche affectivement des joueurs cherchant leur adhésion directe se posant en protecteur ou en arbitre suprême.
Ce type de leadership : séduit à court terme détruit la cohésion et la performance à moyen terme transforme le vestiaire en espace politique
Effets systémiques sur l’équipe
Ce fonctionnement produit presque mécaniquement :
une culture de la plainte
une déresponsabilisation des joueurs
un affaiblissement de la discipline collective
une instabilité chronique du staff
Le limogeage répété des coachs devient alors un symptôme, pas une solution.
Comment qualifier globalement cette attitude ?
On peut parler, de manière professionnelle et argumentée, de :
Gouvernance intrusive
Confusion des niveaux de décision
Double contrainte hiérarchique
Leadership paternaliste délétère
Dysfonctionnement organisationnel systémique
Délégitimation institutionnelle de l’autorité sportive.
On peut dire que le président empêche structurellement l’entraîneur de réussir, quel que soit son profil ou sa nationalité.
Ce n’est pas un problème de coach, mais un problème de gouvernance : un président trop proche des joueurs crée une double autorité qui mine la légitimité de l’encadrement sportif."