@[supprimé], quelles sont les raisons qui expliquent qu'autant de joueurs aient été en dessous de leur niveau habituel ? Pour quelles raisons certains joueurs ont sombré sur le plan physique ? Comment expliquer que certaines nations marchent sur l'eau et d'autres comme la France tirent la langue ?
La 1ère raison des défaillances individuelles est, à mon avis, le changement de système de jeu et peut-être aussi le message de Bozon auquel certains ont eu du mal à s'adapter.
En 2, il y a des joueurs qui sont clairement sur le déclin et qui n'ont plus leurs capacités d'antan ( je pense à Hardy, Janil, Hecquefeuille, Manavian, Treille). Ils sont encore capables de sortir un bon match ponctuellement mais ils sont trop justes sur la durée lorsque la fatigue et la pression s'accumulent.
En 3 il y a les cas particuliers :
-le mystère Bertrand, joueur talentueux en club dans une équipe dominante mais qui semble ne pas avoir les qualités mentales et la gnac suffisante pour s'intégrer dans une EDF laborieuse.
-le cas Leclerc, brillant toute la saison en Magnus mais dont le jeu, trop individualiste, a montré ses limites au niveau international où tout va plus vite et qui devra apprendre à jouer sans palet s'il veut franchir le cap.
-le cas Texier, arrivé au dernier moment sans aucune préparation avec l'équipe et cramé par une saison qui l'a emmené dans 3 clubs différents avec la réussite qu'on connait mais qui a sans doute eu un poids trop grand sur ses épaules de gamin de 19 ans. En plus, Alex a un jeu à risque qui ne peut véritablement s'exprimer qu'avec une bonne assise défensive à ses cotés. Lui demander de jouer simple, c'est le faire jouer contre nature et se priver de son talent naturel à déstabiliser une défense. Il y arrivera sans doute avec l'age et l'expérience mais c'était trop lui demander dans ces circonstances.
Quant à la défaillance physique des joueurs sur ce dernier match, elle peut sans doute s'expliquer par le peu de temps de récupération (moins de 24h) pour jouer ce match fatidique devant une équipe reposée. L'Autriche, pourtant plus forte que l'Italie, a, elle aussi, payé le prix fort à ce manque de récupération.
Il y a aussi le fait que Bozon, contrairement à Henderson en son temps, n'a laissé glisser aucun match et n'a pas économisé ses troupes. On peut le lui reprocher mais d'un autre coté, c'est en laissant parler notre talent offensif qu'on progressera ... à condition, bien sûr, de se pencher sérieusement, pour l'avenir sur la formation de défenseurs et de gardiens.
Cette descente dans le groupe B est sans doute un mal pour un bien et permettra, je l'espère, de tirer les leçons de cet échec et de revoir les bases de la formation française.