Bon, j'ai tout à conscience que l'effectif pourrait évoluer à la rentrée, mais vu que l'équipe est partie pour débuter le championnat en l'état... Bien sûr, à l'instar de Rouen, je modifierai si recrutement il y a.

Bilan de la saison 2013-14 :
Le bilan d’Epinal pour cette saison est bon puisque le collectif s’est rapidement soudé et s’est donné jusqu’au bout à chaque match. Même si cela n’a pas permis d’aller loin dans chaque compétition, aucun regret n’est à déplorer du côté de la cité des images.
Quelques petits hics tout de même : l’apport décevant de Perna, l’éviction de Leroy du groupe ou le dur constat d’échec en matière de gardien remplaçant. Mais comparé à la longue liste de satisfactions, ces bémols ne sont pas nombreux : des révélations avec le duo de coach presque improvisé, ou la pépite Kuralt. Des confirmations avec le passage en défense de Chauvière, le retour de Charpentier, l’indestructible Plch ou le constant Hocevar…
Beaucoup de choses positives qui permettent de construire sereinement pour la saison 2014-15, d’autant que la santé financière du club est passée du bien sombre au soleil radieux. De quoi voir enfin autrement qu’à court terme donc.
Intersaison 2014 :
Staff sportif :
Le duo sortant se voit récompensé de sa saison en obtenant les rôles d’assistants du nouvel entraîneur. La difficulté a été de savoir qui avec l’épisode rocambolesque de Dan Brooks. Finalement, Epinal s’est tourné vers une figure archi-connue du monde hockeyistique français : Philippe Bozon. Ses précédentes expériences comme coach en Suisse ou à la tête des U20 tricolores n’ont pas été des plus heureuses, mais se sont toutes faites dans des conditions assez particulières. Il n’y a donc guère moyen de jauger ses capacités en la matière, et ce d’autant plus qu’il va devoir composer avec tout un effectif qu’il n’a pas monté (un des très grands défauts des Maurice). Mais laissons tout de même le bénéfice du doute à cette grande figure du hockey français.

Gardiens :
Aucun changement dans ce secteur de jeu. Autant pour le n°1, c’est tout ce qui a de plus normal puisque Hocevar a plus que convaincu. Il est là pour un petit moment, et c’est tant mieux. Par contre, la paire de remplaçant (Ravel/Mauffrey) est beaucoup plus problématique, et ça c’est bien vu lors des absences du Slovène pour les championnats du monde. Même si cela devrait poser moins de problèmes cette saison (quoique, avec la nouvelle règle de joker médical pour le gardien…) il est dommage que Bonvalot ait été disponible aussi tard.
Défense :
Francis Meilleur remplacé par Alain Goulet
Un excellent arrière défensif, bon à la relance, fait malheureusement ses valises au bénéfice du promu lyonnais. Vient pour le remplacer un compatriote au même profil, mais avec un tout autre physique et surtout CV : plus d’une saison (et bonne !) entière d’AHL, des campagnes convaincantes en ECHL, et des capacités à contribuer à l’offensive, même s’il les a un peu mises entre parenthèses lorsqu’il a évolué dans des grands championnat. Les Dauphins ont là leur général de la défensive, et un bon !
Yoann Chauvière remplacé par Maxime Moisand
La reconversion en défense fut une excellente chose pour Chauvière, il y a véritablement trouvé un second souffle ! Très bon dans l’apport offensif et correct dans sa zone, il constitue une belle perte pour Epinal. Heureusement arrive pour le remplacer un international et ex-grenoblois. Moisand compense son gabarit modeste par sa grande mobilité. Habile dans la remontée de palet ou la première passe, il sera un bon organisateur pour la deuxième paire défensive.
Reste de la saison passée les bons arrières défensifs Ouimet et Charpentier, qui sont les compléments parfaits pour les deux premières paires. Puis vient le physique slovène Susanj, et enfin l’éternel (enfin pas tant que ça) Slovak comme n°6. C’est justement là que la bas blesse, car cette troisième paire est assez faible (surtout Slovak, qui n’a plus sa place au plus haut niveau). Or, la relève (Mauffrey et Ganz) n’est pas prête, donc on ne peut guère compter dessus en cas de blessure. Cela signifie tourner à cinq derrière, ce qui n’est jamais une bonne chose en élite.
On peut tout de même constater que, malgré ce gros problème de profondeur, le top 4 s’est nettement amélioré, ce qui est une très bonne chose pour les équipes spéciales.

Attaque :
Benjamin Breault remplacé par par Grégory Beron
Breault a réalisé une saison correcte chez les ex-Dauphins, se montrant bon dans les deux sens de la patinoire. Mais il restait tout de même trop juste pour un premier centre. Son remplaçant a connu un renouveau lors du dernier exercice, parvenant a enfin s’exprimer à Morzine, où il a littéralement cassé la baraque. Il arrive donc dans la Cité des Images plein de confiance. Un bel ajout en termes de jeu. Sauf qu’il n’est pas centre.
Dominic Perna remplacé par Ken Ograjensek
Un vétéran vieillissant et clairement arrivé en bout de carrière remplacé par un jeune Slovène avec énormément de potentiel. Il a tout d’un nouveau « Kuralt », par ses habilités offensives, son âge ou même son physique. La seule différence est qu’il joue à l’autre aile. Recrutement malin de la part du staff spinalien.
Steven Caciotti remplacé par Vincent Kara
Le départ de Caciotti va laisser un gros vide dans le vestiaire spinalien. Si le collectif de feu les Dauphins était si soudé, c’est en bonne partie grâce à lui. Son remplaçant, n’est évidemment pas aussi charismatique, mais est surtout un bon attaquant pour le troisième trio, tout à fait capable d’évoluer sur le second de façon honnête, mais sans plus. C’est là le problème, car il devrait être titulaire sur le deuxième.
Victor Pivron remplacé Peter Vallier
L’épisode des frères Pivron aura été tout un cirque pour vraiment pas grand-chose ! Vallier, ajouté à Hordelalay, va permettre à Epinal d’étoffer de façon significative une ligne de contrôle qui en avait bien besoin, pour atteindre un niveau correct, un peu jeune mais disposant de ce qui faut d’expérience, et d’habilités offensives enfin signifiantes.
Enfin, il y a parmi les restants l’excellent trio de cette saison avec le duo papy Plch / papa Petrak, toujours aussi redoutable malgré les années, et bébé Kuralt, la révélation slovène de la précédente campagne. Un trio qui dispose déjà de tous les automatismes et la complémentarité nécessaires pour faire mal.
Pour compléter le tableau, il ne manque plus que le quatrième trio, composé de trois de ces quatre là : Offret/Benchabane/Martin/Rapenne, des joueurs « rétrogradés » suite à l’arrivée de Vallier, et qui forment enfin une ligne plus adaptée à leur rôle sur la 4. Le plus méritant de ces larrons intégrera le 3[sup]ème[/sup] bloc, ce qui apporte une compétitivité bienvenue pour une ligne qui repose sur l’énergie.
Mais c’est justement là que l’on voit qu’il manque une pièce essentielle dans cette escouade offensive, car on se retrouve avec plusieurs joueurs surclassés ou mal placés (Béron au centre, Kara sur une des premières lignes, sans doute Offret sur la 3). Contrairement à la défense, ici, c’est de qualité qu’il manque, ce pour le poste essentiel en attaque : celui du faiseur de jeu.
Une carence énorme qui, espérons-le, s’imposera très vite aux yeux du staff spinalien afin qu’il y remédie au plus vite d’ici le 15 décembre. Car, avec cette pièce essentielle, leur offensive est redoutable, et ce de la première à la quatrième ligne, mais sans… elle est toute désorganisée à l’exception d’un trio.

Perspectives 2014-15 :
Assez peu de changements pour un club qui est en passe de réussir un grand pas en avant. Une excellente nouvelle pour la future ligue professionnelle et une belle récompense suite aux frayeurs de la dernière intersaison. Une stabilité fruit de l’excellente ambiance dans le vestiaire spinalien, couplée à une politique ambitieuse, qui assure un futur que l’on espère pour Epinal.
Le recrutement est par contre un peu plus décevant, surtout comparé aux effets d’annonce. Commencé en fanfare avec d’excellents renforts (Béron, Goulet, Moisand, Ograjensek…), il est retombé comme un soufflet depuis la « trahison » de Dan Brooks. Il laisse une impression d’inachevé assez désagréable, qui sera peut être atténuée par un ultime recrutement en attaque si les GameYo parviennent à dénicher un subside.
Du coup, l’effectif passe d’un statut de solide outsider comme peut l’être par exemple Gap, à celui d’une bonne équipe de milieu de tableau (du moins en l’état). Reste le paramètre Bozon, dont on ne sait pas vraiment encore les capacités. Beaucoup de questions sans réponses pour l’instant. Wait and see…
Alignement probable :
Bozon
Martin/Marciano
Hocevar
Ravel/Mauffrey
Ouimet– Goulet
Charpentier – Moisand
Susanj – Slovak
Ganz – Mauffrey
Kuralt – Petrak – Plch
Kara – Béron – Ograjensek
Vallier – Hordelalay – Offret
Martin – Benchabanne – Rapenne
= 12+1 JFL
Pronostic : 7[sup]ème[/sup] (6 au mieux et 11 au pire)