
Les Gamyo d’Epinal
Bilan et objectifs :
Quelle belle saison pour les Gamyo, les auspices n’étant pourtant pas en leur faveur après une intersaison très mouvementée administrativement, qui aurait pu constituer une vilaine distraction. Mais le groupe forgé par Stéphane Barin a su faire fi de cet écueil, et de très belle manière : premier au classement (avec les points retirés) et stoppé qu'en demi-finale.
Cette intersaison fut beaucoup plus calme et sereine, avec un turnover modeste et un noyau largement conservé, ce qui laisse légitimement espérer de belles performances pour un club qui monte, désormais tranquillement, mais sûrement.
Défense :
Départs/arrivées :
Maxime Moisand (LD) remplacé par Mario Scalzo (LD)
Thibaut Farina (RD) remplacé par Arnaud Faure (LD)

Hocevar (G n°1)
Savoye (G n°2)
Kloz (LD) – Scalzo (LD)
Kloucek (LD) – Klimicek (LD)
Susanj (LD) – Charpentier (LD)
+ Faure (LD)
Les +/- :
Cette défensive est, sans le moindre doute, un des gros points forts de cette équipe. Expérience, qualité, quantité, physique, puissance, tout y est. Lorsque on y ajoute un gardien titulaire au sommet de son art, il y a de quoi se demander, pour les équipes adverses, comment marquer des buts.
Il existe tout de même quelques défauts, à commencer par une doublure dans les cages pas forcément des plus rassurantes. Heureusement, le rythme à 44 matchs reste encore suffisamment modeste (en dépit de ce que l’on raconte, il n’y quasiment pas de match en plus pour un club de haut de tableau). Il faudra juste éviter les petites blessures du titulaire.
Autre petite crainte : la mobilité de cette défensive, qui dispose de beaucoup d’arrières ayant un profil défensif pur, et donc pas forcément des plus rapides. Dans le hockey moderne, c’est un paramètre de plus en plus pénalisant.
De même, et là c’est plus gênant, à l’exception de Mario Scalzo, pas d’arrière offensif. C’était déjà le cas la saison dernière puisque seul Moisand l’était et ça n’a pas trop semblé être une lacune, mais c’est néanmoins une grosse prise de risque car en cas de blessure ou de coup de mou de ce seul quart-arrière, il n’y aura pas grand monde pour opérer la transition de l’attaque à la défense et apporter le surnombre en zone offensive, à moins que Jiri Klimicek passe un nouveau cap.
Enfin, une dernière ombre au tableau provient de l’absence d’arrière droitier. Ça n’aura pas trop d’importance sur l’ensemble de la saison, mais pourrait coûter cher lors des matchs couperets sur des petits détails.
A surveiller :
Mario Scalzo : excellent CV pour cette arrière offensif pur, qui devrait remplacer de belle manière Maxime Moisand… s’il retrouve son hockey, car ces dernières années ont été très compliquées (blessures, mésententes, année blanche…). Il s’agit donc bien d’un pari, certes mesuré et bien soupesé par le staff spinalien puisqu’il est en essai. Mais tout de même, laisser le hasard faire les choses à un poste essentiel, sans roue de secours comme évoquée au-dessus, n’est peut-être pas forcément un très bon choix.
Gasper Susanj : sort de sa meilleure saison, la plus complète dans tous les secteurs de jeu. Maintenant reste à voir s’il s’agit d’un feu de paille ou s’il a vraiment franchi un nouveau palier.
Jiri Klimicek : ce jeune arrière tchèque a réalisé une belle saison, où il a pris ses marques. Il a prouvé en junior être capable de contribuer de façon significative à l’offensive. Il ne reste donc plus qu’à espérer qu’il prenne son envol dans ce secteur de jeu, afin de soulager les épaules lourdement chargées de Scalzo.

Attaque :
Départs/arrivées :
Ken Ograjensek (RW) remplacé par Robin Soudek (RW)
Jan Plch (RW) remplacé par Danick Bouchard (RW/LW)
Anze Kuralt (LW) remplacé par Romain Guttierez (F)
Dorian Peca (LW/C) remplacé par Nicolas Arrossamena (RW)
Yannick Offret (F) remplacé par Romain Chapuis (LW/RW)
Caciotti (LW) – Fujerik © – Bouchard (RW/LW)
Guttierez (F) – Sabatier (F) – Soudek (RW)
Hordelalay (F) – Leblond (F) – Arrossamena (RW)
Rapenne (F) – Mulle (F) – Vinatier (F)
+ Chapuis (LW/RW) + Martin (F)
Les +/- :
Avec cette offensive, Epinal dispose d’une profondeur très appréciable, avec quatre belles lignes de qualité, travailleuses et toutes capables de prendre le dessus sur leur vis-à-vis et marquer. De plus, leur profil assez similaire facilitera la mise en place d’un fond de jeu commun et devrait assurer une cohésion et une chimie rapide dans un secteur où le renouvellement à été important, avec des départs/arrêts de piliers de l’équipe.
Le gros point noir de cette attaque, et de l’effectif du même coup, est l’absence de faiseur de jeu. Lacune aggravée par le faible nombre d’arrières offensifs. Rentrer en zone adverse risque d’être une grosse faiblesse de l’effectif spinalien.
A surveiller :
Danick Bouchard : retour dans les Vosges pour ce Canadien, après deux années compliquées à Grenoble. Il devrait avoir à cœur de montrer qu’il peut rééditer les exploits de son précédent passage, où il avait littéralement porté l’équipe spinalienne durant les PO de 2013. Il apportera un zeste de folie dans une attaque qui en a bien besoin. Attention tout de même à vouloir tout faire, ce qui est son grand défaut.
Robin Soudek : un travailleur aux mains d’or, buteur redoutable. Un des rares joueurs qui a su surnager dans le naufrage briançonnais. Dans une équipe où la cohésion et la discipline de travail sont les marques de fabriques du système Barin, il devrait faire fureur.
Florian Sabatier/Romain Guttierez/Pierre-Charles Hordelalay : Certes, leurs parcours sont différents, mais ces joueurs ont le profil type de l’attaquant français : bons dans presque tous les aspects du jeu, mais excellent nulle part. Ils ont chacun atteint des sommets en carrière la saison dernière, et se battront par prendre/conserver une place sur le top 6, ce qui ne peut qu’améliorer l’équipe si cette concurrence est bien gérée.

Bilan et pronostic :
Grosse défense, profondeur de l’effectif et un entraîneur qui a montré savoir mener sa barque. Pour la toute première véritable saison de Romain Casolari à la tête du club – le début d’une nouvelle ère en somme – cette année sera-t-elle mémorable ? Les indicateurs sont bons, mais il subsiste tout de même de grosses zones d’ombres.
La plus flagrante se situera dans le jeu de transition, avec peu de joueurs capables de délivrer la passe qui déstabilisera le système de l’adversaire, quel que soit la zone, ce qui risque de forcer à recourir à des jeux simples et donc plus prévisibles. Le Gamyo restera néanmoins une équipe très dure à manœuvrer, avec d’excellentes qualités morales, vertus essentielles durant les PO.
5ème place, 8ème au pire et 2ème au mieux (susceptible de changer d’ici la reprise avec la fin des recrutements).