Je suis d'accord avec Sky et okman !
Restons dans le hockey sur glace : des morts notre sport en a malheureusement assez régulièrement (j'entends, pas extrêmement rarement), mais généralement lorsqu'un tel drame arrive, il frappe un joueur (voire un arbitre). Et même lorsqu'il n'y a pas de mort, un joueur peut rester paralysé à vie,... Depuis 2-3 ans j'ai déjà souvenir d'un joueur kazakhe (je crois) mort à la suite d'un très mauvais contact et d'un joueur suisse paralysé après une charge contre la bande (pourtant pas des plus violentes, mais il est malheureusement très mal tombé). Il me semble aussi qu'un arbitre est décédé il y a quelques années après avoir reçu un palet dans la nuque...
Bref, on a déjà eu notre lot de drames, tous plus abominables les uns que les autres. Et pourtant personne n'a osé soutenir que la solution serait d'interdire le hockey sur glace, d'interdire totalement les charges contre la bande ou de jouer avec des palets en mousse ! Des précautions sont imposées et c'est très bien (okman nous a justement rappelé d'où on vient à ce sujet) mais on ne jette pas le bébé avec l'eau du bain !
Bien sûr que je pleure Hugo, que je suis favorable à des normes plus strictes si on me démontre qu'il y a des chances non négligeables qu'elles évitent de nouveaux morts ou blessés... mais ce petit est la première victime (du moins documentée et à ma connaissance) spectatrice tuée par un palet de toute l'histoire du hockey sur glace français ! Faut-il fermer des patinoires, peut-être couler des clubs le lendemain d'un tel drame ? Ou raison garder et analyser ce qui concrètement peut être fait pour encore améliorer la sécurité sans mettre en péril le fragile équilibre qui permet à notre sport d'exister dans notre pays ?
De plus, il est tout à fait faux de dire qu'il faut attendre un drame pour agir. Le fait qu'il n'y ait pas de risque 0 et qu'il y ait parfois des drames ne signifie pas qu'à chaque fois des négligences ou imprudences ont été commises. D'ailleurs, avant samedi, il n'y avait jamais eu de mort dans les tribunes d'un match de hockey sur glace en France et cela n'a pas empêché la patinoire Pôle Sud d'être entourée de plexis protecteurs et de filets extrêmement hauts !
J'ajoute enfin qu'une ancienne camarade de master qui jouait au roller-hockey m'avait dit que sa crosse lui avait été donnée par un ami qui un jour, à l'époque où il jouait, a accidentellement tué une personne qui assistait au match (après avoir raté un tir je crois). Cette personne était très fragile et en fin de vie en raison d'une grave maladie, elle n'a malheureusement pas résisté au coup. Ce drame n'a pas entraîné de mesures ultra-radicales dans ce sport...
Des activités humaines extrêmement nombreuses entraînent un risque, si faible soit-il. Il faut l'accepter tout en essayant progressivement de le réduire au maximum, mais sans mettre systématiquement fin aux-dites activités lorsqu'un drame se produit.
Pour reprendre l'exemple analogique des accidents de la route, lorsqu'un accident mortel se produit à une intersection, celle-ci est remise en service quelques heures plus tard après les constatations de police, elle n'est pas fermée au nom du principe de précaution. Parce que le risque qu'il se reproduise un accident mortel au même endroit à court terme est infime, et que toute activité avec un risque infime ne peut pas être interdite.