Petite tentative d'explication de ce qu'il s'est passé hier soir.
Dans la première partie du match (2 premiers tiers-temps), le style de jeu Grenoblois fait d'un pressing haut faisait face aux Lyonnais qui tentaient de mettre beaucoup d'intensité de patinage. Forcément, dans ces conditions, chaque passe approximative Grenobloise (et Dieu sait qu'elles ont été nombreuses) générait une contre-attaque Lyonnaise ou ces derniers se retrouvaient quasi-systématiquement en supériorité numérique. Avec en plus un Michal hors du coup (il n'est pas irréprochable sur au moins deux buts), le tout s'est transformé en désastre. J'avais l'impression de revivre le match de Vaujany contre ces mêmes adversaires, et le manque de profondeur de banc ne me laissait pas présager d'une fin radicalement différente.
Sauf que. On connait l'importance du mental dans le sport, et du déclic mental que peut générer un fait de jeu sur toute une équipe. Dans le cas présent, le déclic a été un missile de la bleue de Lessard, servi idéalement et arrivé lancé. Ensuite, après le combo but de Félix - bris de plexi de Tartari, tout le monde s'est remis à y croire au retour des vestiaires. On a alors assisté à un match totalement débridé, ou les Lyonnais se sont auto-détruits tout seul et ou chaque Grenoblois a réussi à mettre du coeur dans chaque action, qui, à défaut d'être construites, mettaient sans cesse le danger devant la cage Lyonnaise. A tel point que l'égalisation puis le but de victoire de Chouinard paraissaient inéluctables. Même Michal, qui n'a pas réussi le match de sa carrière (doux euphémisme) a sorti deux grosses parades sur la fin qui ont permis cet invraisemblable retournement de situation.
En résumé, le match n'a vraiment pas été bon d'un strict point de vue tactique, mais la victoire obtenue avec les tripes n'en restera que plus belle !