Je veux bien que tu m'expliques en quoi le fait que le cyclisme soit le sport le plus contrôlé au monde devrait nous empêcher de nous interroger sur les niveaux de performance auxquels on a assisté hier.
Le cyclisme a certes eu l'immense mérite d'être un des seuls sports à s'attaquer frontalement aux pratiques dopantes, c'est un choix risqué en terme de survie (déficit d'image, sponsors plus réticents etc...) et c'est très courageux dans l'intention, sans doute (encore qu'on pourrait en discuter).
Pour autant, est-ce rendre un grand service à rendre à ce sport que de fermer les yeux ? Doit-on se réjouir de voir Froome au niveau d'Ullrich période Bianchi, et tant d'autres qui se sont fait pincer? Est-ce que les seules avancées dans la préparation des courses permettent de remplacer des années de pratiques dopantes au sein du peloton ? Ce n'est pas tirer à boulets rouges que de simplement poser ces questions.
Nous n'y connaissons rien, certes, mais marti2 a entendu Virenque sur sa radio préférée, hier Cédric Vasseur est resté pantois devant les 110 tours minutes de Froome dans la montée... et, comble du comble, Armstrong, qui s'y connait en watts, a lui même publiquement trouvé ça louche, alors qu'ils ont effectivement une autre connaissance du domaine que nous.
Le climat de suspicion fait désormais partie de ce sport au même titre que les oreillettes ou les capteurs de performance ; on peut le déplorer, mais il faut faire avec.
Sur certains autres sports, les choix sont plus frileux ; ainsi, une suspension pour dopage est généralement maquillée en "blessure longue durée", par exemple.
Petit aparté en passant, je suis le seul à avoir entendu la traductrice de France TV faire dire à Froome qu'il allait "se faire péter les varices" dans la montagne ? Ca m'a bien fait marrer sur le moment^^