
Les Ducs d’Angers
Bilan 2016 et intersaison :
Très bel exercice 2016 pour les Ducs, qui ont échoué une fois de plus à franchir la dernière marche. Frustrant mais tout ce qu’il y a de plus logique au vu du manque de profondeur de l’effectif, qui a fini la saison littéralement sur les rotules.
C’est d’ailleurs le principal est unique problème à régler de cette équipe. Malheureusement, le passage en club pro ainsi que la baisse des subventions extraordinaires municipales, suite à la décision de construire une nouvelle patinoire, ne vont pas permettre de pallier à ce gros manque de l’effectif des Ducs.
Défense :
Départs/arrivées :
Raphaël Girard (G n°1) remplacé par Léo Bertein (G n°1)
Jeff May (LD) remplacé par Charles-Olivier Roussel (RD)
Nolan Julseth-White (LD) remplacé par Andrej Tavzelj (LD)
Raphaël Faure (LD) remplacé par Mathieu Gagnon (LD)
Lauri Lahesalu (LD) remplacé Paul Bahain (LD)
Damien Sanchez (LD) remplacé Kévin Igier (LD)
Bertein (G n°1)
Neau (G n°2)
Tazjelv (LD) – Roussel (RD)
Lévèque (LD) – Busto (RD)
Bahain (LD) – Gagnon (LD)
Igier (LD) + Toneatto (LD)

Les +/- :
Cette défense, malgré un renouvellement plus que conséquent, allie qualité, expérience et aussi profondeur, tant au sein de l’arrière-garde que devant les filets. A peut tout de même trouver deux petits points noirs : tout d’abord un manque de mobilité au sein de l’escouade défensive, avec des profils en majorité correspondant à des défenseurs lourds, ce qui pourrait poser de plus en plus problème au fil de la saison avec des coéquipiers attaquants qui tireront la langue pour venir épauler leurs collègues en défense.
Par ailleurs, une lutte pour le poste de n°1 dans les cages est tout à fait envisageable, même si Bertein part avec une longueur d’avance. Attention à ce que ce genre de concurrence soit bien gérée, ce qui n’est jamais évident.
A surveiller :
Charles-Olivier Roussel (RD) : le quart arrière de l’équipe, mais pas que. En effet, l’avantage indéniable de ce joueur est qu’il capable de répondre présent et avec brio à toute tache qu’on lui confie : mener le PP depuis la pointe, tomber les gants pour protéger ses coéquipiers (même si ce n’est pas dans son style de jeu), relancer de façon propre ou encore écœurer défensivement les meilleurs attaquants adverses. Angers a mis là la main sur un excellent arrière, droitier en plus. A voir s’il souhaite évoluer en équipe de France à moyen terme, mais ce serait une bonne chose.
Alexis Neau (G n°2) : il part comme n°2, mais a su montrer à quelques reprises précédemment qu’il avait le talent pour espérer prétendre à mieux. Avec un n°1 ayant presque son âge et pas encore incontestable, rien n’est figé. Cela pourrait constituer sa chance.

Attaque :
Départs/arrivées :
Josh Lunden (C/LW) remplacé par Jonathan Lessard (LW)
Dimitri Thillet (C) remplacé par Mathieu Briand (F)
Jimmy Jensen (LW/RW) remplacé par Hugo Casini (F)
Lessard (LW) – Lacroix (C/LW) – Walls (RW/C)
Briand (F) – Campbell (C/RW) – Riendeau (RW/LW)
Gaborit (F) – Henderson (C/LW) – Albert (F)
Gibert (F) – Casini (F) – Frécon (RW)
+ Nalliod-Cazar (F)
Les +/- :
La qualité est là, c’est certain, et tous les rôles indispensables en attaque sont remplis, reste tout de même un criant manque de profondeur. Un top 6 est manquant, de préférence faiseur de jeu, mais aussi un attaquant de qualité pour les deux derniers trios. Ils n’auraient pas été un luxe pour pouvoir tenir le nouveau rythme de la Magnus. Cela se payera en fin de saison, et peut-être même avant en cas de blessure(s). A noter la présence de nombreux provocateurs dans cette offensive. Il va falloir garder ses nerfs face aux Ducs.
A surveiller :
Maxime Lacroix (C) : réalisera-t-il à nouveau une saison aussi prolifique que celle de 2016 ? Lui-même s’avouait extrêmement surpris de son rendement, alors qu’il n’avait été jusqu’ici qu’un travailleur de luxe. Rien n’est moins sûr, d’autant qu’il n’aura pas un Lunden cette fois pour lui servir des caviars.

Jonathan Lessard (LW) : le buteur de l’équipe, qui était pourtant déjà très bien servie en la matière avec Riendeau. Compère de Charles-Olivier Roussel, ce joueur dispose de mains en or, d’une grande vitesse mais aussi d’un sacré tempérament. Attention, il est mauvais dégoupille vite, étant alors capable de très vilains gestes.
Mathieu Briand (F) : sort d’une saison bien décevante à Dijon, alors que la précédente avait laissé présagé de bien belles choses. Maintenant, à voir quel visage il saura montrer, mais quoiqu’il en soit, il y a une vraie place à grappiller sur le top 6 avec le manque de profondeur des Ducs.
Bilan et pronostic :
Le staff avait le choix entre un concentré de qualité, ou une équipe visant plus la quantité et donc l’homogénéité. La première solution a été retenue, mais avec le rythme plus soutenu imposé par un championnat pro, ce n’est clairement pas la bonne solution. On a au final un bel effectif, qui promet assurément une bonne première partie de saison, mais qui ne pourra que s’effondrer au fil des semaines avec la fatigue et les inévitables blessures.
10ème place, 11ème au pire et 3ème au mieux.