Au tour des Ducs :
Gardiens :
Kai Tillanen : dur de passer après Sopko. Malgré des débuts difficiles où il a dû adapter sa façon de jouer, il a vaillamment fait le job, et même plus, car souvent abandonné par sa défense. A conserver
Joffrey Pingrit : jamais vu, je ne peux donc pas me prononcer.
Défenseurs :
Rodi Short : un défenseur disposant d’un très bon lancer et n’hésitant pas à apporter le surnombre en attaque. Néanmoins beaucoup trop inconstant, peut trouver mieux.
Kyle Hardy : un défenseur offensif virevoltant, ce qui laisse parfois quelques boulevards derrière. Son +/- s’en ressent. Moins en vu que la saison précédente, mais se donne beaucoup. A conserver sous conditions (avec un très bon défenseur « stay-at-home », des attaquants responsables, et pas comme capitaine)
Andrej Mrena : il a rempli sa part, mais a le niveau pour faire bien mieux. Se sent-il vraiment à l’aise dans le système de jeu de Tolvanen. A voir
Benoît Quessandier : pour un défenseur pur très souvent décrié, il a bien, voir très bien fait le job cette année. Son excellent ratio de +15, loin devant l’immense majorité de l’équipe, le prouve. A-t-il enfin trouver sa place ? A conserver absolument, tout particulièrement dans une défensive vraiment pas exempte de reproches cette année.
Cédric Custosse : il a rempli sa part. On ne peut guère lui demander plus, mais le point positif est qu’il ne fera pas moins. A garder.
Kévin Igier : provocations, fautes inutiles et relances à l’adversaire… du Igier dans le texte quoi. Evidemment, à remplacer au plus vite.
Quentin Mahier : de nombreuses apparitions convaincantes. A garder.
Attaquants :
Tim Crowder : le tueur. Le gars capable de profiter du moindre palet donné par un coéquipier ou perdu par l’adversaire pour le mettre immédiatement au fond. A conserver mais cela risque d’avoir un coût. A propos de l’inconstance de la première ligne, j’y reviendrai dans les ‘perspectives’.
Janos Vas : l’artiste du trio, le joueur complet. A conserver bien sûr, mais idem que pour Crowder.
Johan Skinnars : le travailleur de la ligne, ce qui n’en fait pas un manchot, très loin de là. A garder bien évidemment, mais toujours le même bémol que les deux précédents
Nicolas Ritz : en constante amélioration depuis son arrivée chez les pros, il a littéralement explosé cette saison. Le digne successeur de Guttig. Va-t-il suivre le même chemin (avec plus de chances ?).
Henric Andersén : l’attaquant défensif n’hésitant pas à se servir à bon escient de son physique et qui a répondu présent toute la saison. On ne peut guère lui demander plus offensivement, mais ce genre de profil est rare à trouver dans notre championnat. A voir
Alexandre Mulle : saison satisfaisante pour ce jeune, à garder.
Thomas Decock : le coeur de cette équipe à mon avis. Toujours d’une combativité exemplaire. C’est lui qui doit porter le ‘C’ l’année prochaine.
Aram Kevorkian : un joueur beaucoup trop inconstant malgré des qualités indéniables. Peut se relancer ailleurs
Peter Valier : Après s’être fait ‘viré’ de Rouen, il avait à se racheter, et l’a bien fait. A garder
Vincent Kara / Gabriel Da Costa : des performances jugées décevantes par le coach leur a valu de cirer le banc une très grande partie de la saison, surtout lors des derniers matchs. Peuvent se relancer ailleurs.
Stephen Dugas : la dernière saison ?
Bilan de l’effectif : beaucoup d’inconstance cette saison, souvent d’ailleurs au sein même des matchs, avec des phases de domination écrasante alternant avec des moments de dérive totale. Néanmoins, les points positifs restent nombreux et les bases semblent solides, être dans la première moitié de tableau n’est désormais plus un exploit pour les Ducs.
Perspectives ? : Trois points négatifs à noter. Le premier concerne l’offensive : Tolvanen fait le choix de mettre tous ses œufs ou presque dans le même panier avec ce premier trio de feu. Sauf que, face à une équipe appliquée (ce qui est encore plus vrai en playoffs), ces trois joueurs sont muselés, ce qui du même coup réduit à plus grand-chose l’impact offensif de Dijon. En PO, il aurait été judicieux de les séparer et de faire deux paires en ajoutant un Nicolas Ritz chaud bouillant. Avec Mulle et Vallier pour l’énergie, il y avait de quoi faire deux trios dangereux.
Toujours dans le même domaine, l’effectif construit se veut reposer sur quatre trios offensifs. Dans ce cas pourquoi ne quasiment pas utiliser le quatrième ? Autant y mettre des jeunes et utiliser l’argent économisé du même coup ailleurs… se sera bien plus utile.
Troisième point, le style de jeu : vitesse, intensité et priver l’adversaire de palet. Très bien, c’est un style de jeu rare et agréable à suivre, mais aussi très exigeant. Le problème est que derrière, les joueurs de l’effectif ne correspondent pas forcément à ce style de jeu, particulièrement les nord-américains, qui au final déçoivent car sont soit dans le trop, soit dans le pas assez. Pourquoi ne pas se tourner vers des arrières finlandais, qui eux ont l’habitude de ce genre de jeu, cela évitera de voir le portier des Ducs souvent affreusement seul face aux contre-attaques adverses.