Mais je ne vois pas en quoi, par exemple, fermer le championnat d'Italie à un jeune joueur formé en France et lui ouvrir plus largement le championnat de France, et inversement fermer le championnat de France à un jeune joueur formé en Italie et lui ouvrir plus largement le championnat d'Italie, améliore leurs perspectives de progression.
La qualité de la formation compte, le nombre de matchs et la qualité des coéquipiers et des adversaires aussi, la densité de clubs et la qualité des infrastructures également, mais des mesures protectionnistes à mon sens non.
Oui, mais là tu pars sur un raisonnement qui suppose que les championnats sont sur le même pied d'égalité (en terme sportif, politique, etc...). Mais ce n'est jamais le cas. Ce genre de règle limitant ou imposant un quota, tant qu'elle ne tombe pas dans les extrêmes comme en Suisse (ou chez nous jusqu'à cette année pour les extras communautaires), ne pénalisera pas les joueurs. Ces derniers trouveront toujours un championnat où ils auront une place.
Bien sûr, l'idéal serait que cela se fasse en fonction de leur niveau et pas de leur origine nationale.
Sauf que tu peux te permettre ce genre de chose que lorsque ton championnat et ton vivier de jeunes sont au top du top. Mais tant que ça n'est pas le cas, la tendance sera toujours à se tourner vers des étrangers meilleurs pour le même prix, et s'il n'y a pas une limitation, aussi modeste ou informelle qu'elle soit, tu n'auras pas un seul élément local dans ton effectif, et aucun hockey mineur nécessaire, car ce sera de l'argent dépensé à perte, du moins dans les pays où la tradition hockeyistique n'est pas ancrée (ou de n'importe quel autre sport collectif "mineur").
En ça les lois européennes sont en totale contradiction avec les us, coutumes et surtout besoins sportifs. Pire même, le seul moyen d'être en conformité avec ces lois, c'est de supprimer les équipes nationales (en sport collectif du moins).
Il faut juste trouver la bonne balance pour éviter à la fois de baisser le niveau, d'être discriminant, d'assurer une formation/progression, et enfin assurer un juste équilibre budgétaire (ne pas avoir des nationaux surpayés pour arriver à remplir les quotas, comme actuellement).