Au début du XXe siècle, la Libye est donc dans l’Empire Ottoman. Mais l’Italie qui rêve d’un empire colonial en Afrique lorgne sur son voisin du sud.
Au début du XXe siècle, la Libye devient progressivement italienne puis subit de plein fouet la 2e guerre mondiale avec en particulier les combats à Tobrouk (et ses célèbres Taxis !!!) entre Rommel et les Britanniques (très bien expliqués d’ailleurs dans les mémoires de Churchill)
Après la victoire alliée, les Italiens doivent renoncer officiellement à la Libye. Le pays est coupé en deux.
Les Britanniques occupent la Tripolitaine (la région de Tripoli dans l’ouest) et la Cyrénaïque (dans l’est, la région de Benghazi) alors que les Français sont au Fezzan (le sud, dont la ville principale est Sebha.
Les Britanniques souhaitent une Libye indépendante, monarchiste et amie, les Français une Libye divisée en trois qu’ils pourraient en partie contrôler.
L’ONU en 1949 tranche en faveur de l’indépendance.
Une idée qui plait beaucoup à Muhammad Idris al-Mahdi al-Sanoussi, qui à Benghazi, c’est déjà, au cas où, déclaré émir de Cyrénaïque dès 1946.
En 1950, il est désigné roi de Libye sous le nom d’Idriss 1er, puis l’indépendance et son accession au trône sont officiellement reconnues effectivement le 24 décembre 1951…
Il reste au pouvoir jusqu’en 1969 où un certain colonel Kadhafi le renverse. Idriss se réfugie en Egypte où il meurt en 1983.
Kadhafi, à son tour tombe en 2011 et les rebelles reprennent le drapeau du royaume d’Idriss avec les trois couleurs : rouge pour le Fezzan, noir pour la Cyrénaïque, et vert pour la Tripolitaine avec le croissant et l’étoile, comme sur le drapeau turc ou tunisien, pour l’Islam.
A titre personnel, mes reportages dans Tripoli à la chute de Kadhafi en septembre 2011 restent comme des souvenirs incroyables, en particulier à cause de la grande gentillesse et responsabilité du peuple libyen, qui d’ailleurs a été le seul à ne pas donner une majorité aux laïcs lors des élections post révolution…