Je fini par me demander si ce jeu est applicable à un niveau comme la Magnus, tellement il nécessite d'intensité. Ce que demande Dufour, il ne l'a pas inventé, c'est un système de jeu classique en Amérique du Nord. Le problème avec les Brûleurs, est que les offensives se terminent souvent en eau de boudin, car les joueurs n'ont pas remonté le palet assez vite pour pouvoir jouer dans le dos de l'adversaire, ou alors les longues passes que nécessite de jouer comme ça n'arrivent pas (et oui on est en Magnus) ou bien ils n'arrivent pas à le remettre devant le but après avoir bagarré dans les bandes, voir l'adversaire récupère la rondelle avant même qu'un Grenoblois soit dessus. Donc quand comme face à Villard ou Chamonix, ils jouent majoritairement avec 2 de tension, et bien il n'y a plus rien de rien.
On peut observer qu'un nombre important de buts s'est marqué en un laps de temps très court entre la récupération dans la zone défensive et l'arrivée dans la zone offensive. Ce qui fait dire à certains sur HH, "Grenoble ne joue qu'en contre". Non, Grenoble joue un jeu simple, dans le sens de la longueur en essayant de remonter le palet le plus vite possible pour jouer dans le dos de l'adversaire. C'était d’ailleurs déjà le cas lors de la 1 ere année de Dufour, mais il n'avait tellement pas les joueurs pour pratiquer un tel jeu que c'était n"importe quoi. Je me rappelle d’ailleurs ici l'expression "joueurs de bowling sur patin à glace", c'était assez juste. Il me semble que quand ce jeu n'aboutit pas, il donne une impression de n'importe quoi, le palet arrive à l'arrache dans la zone adverse et hop, il est perdu aussitôt 🙁 . Et quand ça marche, on a tendance à dire, que c'était un coup de bol : une interception, une faute défensive, une mauvaise relance, ect... mais c'est le jeu des Grenoblois qui provoque ces opportunités.
Et on n’arrive pas en finale de ligue Magnus par chance, il faut arrêter avec ça. Ils sont arrivés en finale l'année dernière en pratiquant ce jeu, et c'est aussi ce qui leur a permis de faire un début de saison tonitruant. Mais pas d'intensité, pas de résultat, ça ne peut pas être autrement avec une telle tactique. Après, pourquoi ce sont -ils endormis comme ça sur leurs lauriers depuis plusieurs matchs ? J'aimerais bien le savoir.
Le hockey sur glace , ce n'est pas balancer le palet devant et patiner le plus vite possible pour le récupérer avant l'adversaire.
Si le patinage est essentiel ce n'est pas une finalité , sinon il suffirait de recruter des patineurs de vitesse .
Comme dans tous les sports co , la base est tout de mème la technique individuelle , la précision des passes et les bonnes réceptions . Ensuite il faut des systèmes de jeu qui ont pour but de déstabiliser l'adversaire et de créer le décalage car c'est lorsqu'il est décalé que le joueur peut s'engager vers le but et tirer .
Ces systèmes de jeu doivent changer en fonction du système de jeu adverse et souvent en fonction de l'avancée du score .
Jouer comme Grenoble l'a fait l'an dernier et parfois aussi cette saison , ce n'est pas du hockey , c'est du pousse palet avec de grandes envolées solitaires qui n'aboutissent à rien ou à des buts chanceux dus la plupart du temps à une erreur de l'adversaire .
En jouant comme çà , on n'est quasiment jamais maitres de notre destin car , sans système de jeu , on ne peut pas contourner une équipe repliée défensivement , ce qui explique notre inefficacité en power play .
On peut faire illusion par notre condition physique contre des équipes qui n'ont pas notre profondeur de banc , mais contre des équipes comme Rouen ou Angers , on ne peut compter que sur la chance ou sur les erreurs d'un défenseur ou d'un gardien.
C'est pour çà qu'on voit peu de buts construits avec des actions collectives d'école et que les vrais amateurs de hockey ne vibrent plus pour ce club .