Avant tout, je tiens à dire que je trouve cette action intolérable et que pour moi la sanction aurait dû être plus dure.
Ensuite, si l’on doit faire une analyse sans être dans l’émotion, alors le mieux est d’étudier l’action au regard du règlement de la CIRJ Magnus.
Avant cela, je commencerai aussi par constater que depuis son remaniement la saison passée, les sanctions en terme de suspensions ont largement diminué sur l’ensemble des fautes constatées dans la ligue, et que les sursis ont quasiment disparus.
Ensuite, la qualification de « charge incorrecte » retenue pour l’action donne droit à une sanction pouvant aller de la simple méconduite pour le match (sans aucun suspension) jusqu’à 10 matchs fermes.
Les sanctions prononcées prennent en compte certains éléments expressément énoncés :
- La notion de 1ere faute ou de récidive (ici, Morin n’a pas d’antécédent justifiant d’aggraver la sanction)
- Le comportement du joueur, ici il n’a pas fait preuve d’une agressivité particulière, et je ne sais pas s’il s’est excusé ou pas, directement ou après coup, ce qui pourrait être pris en compte aussi
- Les éventuelles circonstances atténuantes (effort pour éviter le contact) ou aggravantes (faute commise sur un officiel par exemple), ici il ne semble y avoir aucune des 2, le fait que la faute est commise sur le gardien semble être une circonstance aggravante pour les joueurs et le public mais pas forcément pour la CIRJ
- L’instant du match auquel la faute est commise. Ici la faute n’est pas faite dans un moment crucial (fin de match) et n’empêche pas une action de but, donc pas d’aggravation de ce côté là
- L’éventuelle blessure est également prise en compte, et même s’il est sorti plus tard, Pinta est dans un premier temps resté sur la classe, permettant à la CIRJ de considérer (et là encore chacun en jugera la pertinence), que « le joueur victime de l’acte répréhensible a repris part à la rencontre », ne justifiant donc pas d’une aggravation de la sanction.
Donc en gros, hormis le fait que la faute soit effectuée sur le gardien, ce qui ne semble rien changer pour la CIRJ (et là je suis d’accord que c’est une aberration), il ne semble pas y avoir de circonstance aggravante. Le joueur commet une faute sans faire l’effort d’éviter le contact, il prend 1 match. Si c’est sur un joueur de champ ce n’est pas scandaleux, c’est ce que semble avoir jugé la CIRJ.
Ce qui est embêtant là-dedans selon c’est donc seulement que la CIRJ ne différencie pas les fautes commises sur les gardiens par rapport à celles commises sur les joueurs de champs, et ça c’est effectivement un mauvais signal