bruno a écrit
Dans une interview récente, à l'occasion des championnats du monde, Luc Tardif a déclaré que la fédération ne serait pas opposée à ce qu'un club français évolue dans la ligue EBEL sous contrôle autrichien.
Il faudrait un club avec un budget conséquent et pas trop éloigné géographiquement des autres équipes de la ligue EBEL.
C'est une ligue internationale avec des équipes de pays du niveau de la France : Autriche, Italie, Hongrie, Slovénie plus une équipe tchèque qui préfère évoluer à ce niveau.
Peut-être que pour le hockey français, cela permettrait de se confronter à plus fort qu'en France, sans pour autant être inaccessible et permettrait donc peut-être de garder des joueurs qui jusqu'à présent sont obligé de partir pour avoir un niveau plus élevé que la Magnus
Cela ressemble à l'Alpenliga et ce n'est pas si éloigné géographiquement depuis Grenoble.
Cela permettrait, peut-être également, de trouver des sponsors intéressés par une couverture médiatique plus internationale
Si Grenoble faisait acte de candidature, seriez-vous d'accord ?
L’idée est intéressante effectivement.
J’aurai une première réserve concernant le fait que la Magnus tente actuellement de « passer à l’étage supérieur » (le même que l’EBEL ?). Qu’un club phare (économiquement 😉 ) quitte le championnat français maintenant serait un coup très rude à la Magnus ! Est-ce souhaitable pour le hockey français ?
Sportivement, l’EBEL n’est pas si supérieure à la Magnus. En ce sens que les top clubs de Magnus y auraient tout à fait leur place. Intégration du coup « facile », mais est-ce un vrai pas en avant ?
En dehors de ça, j’y vois quand même des obstacles.
En premier lieu, la distance et les coûts de déplacements engendrés. A part pour 2 ou 3 clubs, difficile d’envisager des déplacements en bus. Les équipes d’EBEL ont un modèle économique où elles se déplacent majoritairement en bus, l’avion étant réservé à quelques déplacements lointains. Sur 54 matchs de saison régulière, ça va nécessiter beaucoup de temps et d’argent !
Ensuite, il y a une barrière linguistique et culturelle. Comme l’a dit riepic, l’histoire est quand même présente. L’allemand est d’une part la langue officielle de l’Autriche, mais surtout la langue dominante de l’Europe centrale ; Slovénie, Hongrie, Rép. Tchèque et Süd-Tyrol italien sont sous influence germanophone, surtout aux abords des frontières. L’allemand y est parlé et/ou bien compris dans ces pays. Grenoble ne rentre pas du tout dans ce cadre. Comment les BDL pourraient-ils être véritablement intégrés dans ces conditions ?
Enfin, cette barrière se répercute au niveau économique. Les sponsors français sont pour beaucoup inconnus là-bas et surtout vice-versa : la Erste-Bank n’est pas présente en France, à l’image d’une majorité des sponsors de l’EBEL ! Quel serait l’intérêt pour ces sponsors et par extension quelle serait la viabilité économique de ce modèle ?
Pour répondre directement à bruno sur l’aspect sponsor, je vois plus un sponsor « de là-bas » ayant des visées extensionnistes en France (exemple : Skoda), que l’inverse.
L’EBEL est certes une des rares ligues qui sort de ses frontières administratives, mais pas encore de ses frontières économico-culturelo-linguistique. Et c’est un sacré pas à franchir…
Ca me déplairait pas mais je pense qu’on en est assez loin !
Floran a écrit
Et on prend Poma en sponsor maillot pour rayonner dans tout l'arc alpin ! 😎
Audacieux d’aller chasser la concurrence sur ses terres… 😉
Mais Poma n’y est pas présent !