Hockey sur glace - Ligue Magnus : la réclamation du Rouen Hockey Elite rejetée par le CNOSF
Publié le 11/02/2015 á 23H15
Saisi par le RHE suite au premier match de Ligue Magnus de la saison,perdu à Gap (4-3),le Comité national olympique et sportif français n’a pas donné raison au club rouennais.
Si elle se jouera d’abord sur la glace demain soir à l’occasion de la 26e et dernière journée, la deuxième place de la saison régulière de la Ligue Magnus se sera au final peut-être aussi un peu décidée loin des patinoires. Dans les bureaux de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG) d’abord, dans ceux du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) ensuite. Mardi, le CNOSF, saisi par le Rouen Hockey Elite suite au rejet, en première instance comme en appel, par la FFHG de sa réclamation concernant le déroulement de la rencontre de la 1re journée de championnat à Gap (4-3), a rendu, à son tour, un avis défavorable à la demande rouennaise de remettre en cause le résultat de ce match.
«Le CNOSF ne nous a pas donné raison et préconise de s’en tenir à la décision rendue en appel et, donc, d’entériner le résultat de la rencontre, explique Guy Fournier, le manager des Dragons. J’avoue être déçu et interloqué par cette décision. J’ai du mal à comprendre pourquoi, alors que l’erreur vient de la table de marque de Gap, et cela a été admis par la FFHG, nous devons payer pour ça. Je ne trouve pas ça juste du tout. Ces décisions donnent l’impression que le FFHG cautionne l’amateurisme de la table de marque de Gap. On ne demandait pas les points de la victoire mais juste que ce match se joue de manière équitable et ça n’est pas le fait que la pénalité ait été ramenée au début qui fait que cela a été le cas. »
Une décision « lourde de conséquences »
Pour rappel, le RHE avait déposé réclamation suite à un but, celui du 3-3, refusé à Julien Desrosiers après que l’action ait été perturbée par l’intervention de la table de marque qui, le chronomètre de la patinoire ne s’étant pas enclenché au moment de la remise en jeu, avait actionné le buzzer pour arrêter le jeu. Celui-ci, l’arbitre n’intervenant pas, avait continué et Desrosiers avait marqué. L’arbitre avait accordé le but avant, après discussion avec ses assesseurs, de le refuser et de faire reprendre le jeu au moment du début de la pénalité.
Le rejet de la réclamation rouennaise, Eric Ropert, directeur général de la FFHG, l’avait justifié ainsi dans nos colonnes en octobre : « Pour qu’un match soit rejoué, le règlement stipule qu’il faut qu’il y ait une faute technique d’arbitrage, c’est-à-dire que l’arbitre n’applique pas le règlement. Or, là, l’arbitre n’est pas fautif. D’une part parce que réglementairement, rien ne l’oblige à arrêter le jeu en cas d’élément perturbateur comme une sonnerie. C’est à lui d’évaluer la situation. D’autre part, remettre les deux équipes dans la situation qui était la leur avant que le jeu soit perturbé est une décision réglementairement valable et dans l’esprit. Le bureau directeur est parti du principe que rien ne permet de dire qu’il y a eu une erreur technique d’arbitrage. »
Alors que les Rapaces de Gap peuvent encore, à une journée de la fin, prendre sur le fil la première place de la saison régulière à Grenoble comme être dépassés par le RHE et finir troisièmes, la décision apparaît, dixit Guy Fournier, « lourde de conséquences. » Suivant ce qu’il adviendra demain sur la glace, elle pourrait en tout cas bien continuer à faire jaser. Sur les bords de Seine comme en Isère.
Matthias Rogier
Le règlement autorise désormais officiellement les tables de marque à perturber le jeu.