Auto-proclamés membres d'un "Top 3" Français avec Rouen et Gap cette saison par beaucoup d'entre nous, c'était hier la première confrontation directe en ligue Magnus face à l'une de ces deux équipes, après le double revers en coupe de la ligue face à Gap dont les circonstances n'ont cependant pas permis d'affirmer quoi que ce soit de définitif sur le niveau de l'équipe.
Hier soir, j'ai eu l'impression de revenir à la CHL tant le déroulement m'a rappelé le match contre Litvinov, avec une équipe Grenobloise dépassée dans tous les compartiments du jeu et étant réduite à serrer les fesses en défense et à attendre des contres qui ont bien eu lieu mais qui n'ont été que mal exploités.
Tout comme durant la rencontre face aux Tchèques, l'impression visuelle était qu'à 5 contre 5 nous étions en infériorité numérique, et qu'à 5 contre 4 les débats étaient équilibrés.
L'illusion aura duré une dizaine de minutes car Kalus, par ailleurs auteur d'un très bon match, aura saisi notre première opportunité pour ouvrir le score, mais on a rapidement compris que la soirée allait être longue bien avant le but égalisateur de Krog sur lequel j'ai toujours du mal à comprendre ce qu'il s'est passé : lancer dévié ? tir tellement pourri qu'il trompe tout son monde ?
Le premier tournant du match aura peut-être été cette supériorité de 5 minutes consécutive à la pénalité de match d'ODM durant laquelle nous aurons tenté la bagatelle d'un tir cadré, et là je reconnais qu'il y a de vraies questions à se poser : comment est-il possible de ne pas réussir UNE SEULE entrée en zone à 5 contre 4 pendant aussi longtemps ? A ce sujet, le choix des hommes me parait discutable : Favarin ou Baylacq sont-ils les joueurs les plus adaptés aux unités spéciales de supériorité ? et quitte à parler coaching, comment, selon vous, interpréter le fait que ce soit JFD qui gère le temps mort du 3ème tiers et que Terglav n'ait pas dit un seul mot ? J'avoue que je ne sais pas trop qu'en penser...
Si l'on cherche des motifs d'espoir, on pourra toujours se dire qu'on aura globalement plutôt bien répondu au défi physique proposé par les visiteurs, mais eux ont su ne pas y délaisser pour autant leur fond de jeu, ainsi, ne l'oublions pas, qu'une certaine dose de vice que certains appelleront l'expérience. On peut aussi se dire que le PP ne sera pas toujours aussi catastrophique, et qu'il y a encore beaucoup de temps pour travailler le fond de jeu ; on est après tout pas trop mal placés pour savoir que la vérité des PO est souvent bien différente de celle de la saison régulière. Enfin, comptablement parlant, il n'y a encore rien d'irrémédiable.
Le dernier point positif est que ceux qui sont restés chez eux pour le rugby auront quand même eu tort, car ils auront assisté à une déroute bien pire que la nôtre, mais bizarrement ça ne me console pas tant que ça^^.