Un match assez pauvre techniquement mais avec un très gros engagement physique et un scénario incroyable dans une superbe ambiance (l'une des plus belles de la saison à Poissompré).
Une entame de match légèrement l'avantage des Gamyo mais une domination stérile. Très peu d'occasion de part et d'autre. Bordeaux sort à 2-0 en fin de T1 mais c'était très bien payé. Côté arbitrage rien à dire mis à part que ça laisse jouer malgré un jeu très engagé.
Puis les Gamyo ont vraiment accéléré au début du T2 et là Bordeaux avait complètement la tête sous l'eau. Une domination ponctuée de 3 buts: bien payé mais pas illogique. Puis Épinal s'est arrêté de jouer, laissant les bordelais reprendre l'avantage en l'espace d'une minute.
Puis au troisième tiers Épinal a vraiment joué et là encore Bordeaux a eu énormément de mal à répondre. La différence avec le T2 c'est que les Gamyo n'ont jamais relâché.
La victoire spinalienne est largement méritée. Bordeaux a profité d'un Hocevar moyen (pour la première fois de la saison) mais Épinal a profité d'un Ylonen à la rue. Avec un Hocevar à son niveau de la saison le score aurait pu être très lourd pour les bordelais.
L'arbitrage a été très bizarre mais dans les deux sens. Je n'ai pas trouvé qu'une équipe était avantagée par rapport à l'autre. D'ailleurs c'est une égalité parfaite en terme de sanctions. J'ai bien aimé l'esprit de cet arbitré qui laisse beaucoup joué: on a vu des charges bien appuyées et spectaculaires qui auraient sans doute été sifflées par d'autres. Par contre Stéphane Tartari était fou de rage durant le match. Il a eu beaucoup de chance de ne pas prendre au moins une méconduite parce que son attitude a été plus que limite.
J'ai aimé côté Bordeaux: J-C Gauthier, le duo Petit-Desorisers, le discours de Dusseau en dehors de la glace, le bulldozer Tarantino.
Je n'ai pas aimé: l'attitude de Tartari sur le banc, l'attitude pleureuses des joueurs (toujours à venir parler à l'arbitre), les charges de Besch (beaucoup dans le dos).
Sinon pour l'anecdote: Valier a un très bon sang-froid. Copieusement sifflé à chaque palet touché, des chants contre lui, le bulldog Offret sur le dos toute la soirée... Et il n'est pas tombe dans le piège. Par contre il a été transparent tout au long du match.