Bonsoir,
J'ai pas compris comment mettre le scan de l'article du dauphiné libéré mais du coup j'ai fait un copier coller pour ceux que ça intéresse :
Article Dauphiné Libéré paru le 14 décembre :
Grenoble,9e, a bouclé sa première partie de saison en concédant sept défaites sur les huit derniers matches de ligue Magnus. Dans un championnat où sept équipes se tiennent en deux points(de Morzine 4è à Amiens 10è), il serait prématurée de parler de crise sportive. La capacité de réaction des Brûleurs, en revanche, interroge.
Au commencement, il y eut le clinquant d'un début de saison en forme d'apothéose prématurée. Comme si la pause estivale n'avait été qu'un hiatus de quelques heures. Dans la foulée de leur parcours édifiant en play-offs (finale perdue0-4 face à Rouen) en avril, Grenoble avait enchaîné par cinq victoires de rang pour lancer ce nouveau chapitre. Dix points dans la besace, et à peu près autant de promesses pour la suite de I'exercice. Et puis, les défaites à Epinal (5-3) et contre Angers (3-2) avaient suggéré que ces Brûleurs-là n'étaient pas forcément invincibles. La suite, au sortir de la trêve de novembre, dévoilait une
autre réalité : Grenoble était même terriblement friable. En équilibre précaire sur le fil instable de la confiance. La victoire, ce placebo qui dissimule si aisément les maux les plus profonds, avait fait long feu.
Les cinq revers enchaînés à la suite en Magnus (soit sept sur les huit derniers matches) ont relégué les Brûleurs à la 9e place. Et suscité des interrogations sur les facultés de réaction d'une formation capable d'encaisser quatre buts en trois minutes lors de la dernière journée, à domicile contre Briançon (6-5). "On doit former une famille, un groupe. Il faut arriver à cette unité ", avait glissé Christophe Tartari au soir de cette nouvelle désillusion.
N'est-ce donc pas encore le cas ? "Chacun fait à sa guise, reconnaissait, impuissant, I'entraineur Jean-François Dufour. Mes joueurs sont dans une zone de confort inexplicable. " Et manifestement bien en peine de s'en sortir eux-mêmes, sous l'égide d'un leader identifié
"on n'ose pas dire les choses"
Il ne s'agit nullement de remettre en question le capitanat de Julien Baylacq. "ll a tout ce qu'il faut pour exercer cette fonction", assure Dufour. Mais il Paraît concevable qu'un garçon de 23 ans, malgré toute sa bonne volonté, éprouve des difficultés à reprendre des joueurs de 30, 32 voire 34 ans. "Peut-être qu'il a moins d'impact sur les plus expérimentés", se risque-t'on dans l'entourage du club. "La solidarité est notre principale force", défend Baylacq. Vrai. Sauf lorsque celle-ci nivelle les influences, atténue la portée du message bref, enterre les caractères sous un monticule de bonnes intentions.
"Parfois, on n'ose Pas se dire les choses", relaie Tartari, qui aura vu passer tous les tempéraments dans le vestiaire grenoblois depuis une dizaine d'années : des bravaches,
des introvertis, des égoïstes, des vaniteux. Baylacq, lui-même, en convient: "Ce serait bien que quelqu'un sorte de ses gonds Parfois: " A l'image d'un Eddy Ferhi, ou d'un Baptiste Amar, Problème : Ferhi est Parti à Anglet, et Amar semble avoir pris un certain recul sur la gestion du groupe depuis sa grave blessure à la cheville, en janvier 2011.
Comme souvent, le retour de la victoire et de la confiance, reléguerait ces considérations
au second plan. Il n'en faudrait guère plus. Pour stopper les inquiétudes. Et régaler de nouveau. Grenoble en a largement les moyens.
Grégory DELSOL