
Les Ducs de Dijon
Bilan 2016 et intersaison :
2015-16 aura été saison bien décevante pour les Ducs. Le moins que l’on puisse dire est que la transition Tolvanen/Paredes n’a pas été réussi. Certes, des recrues décevantes n’ont guère aidé, mais on ne peut mettre tout le poids de la responsabilité de cet échec sur leurs épaules. L’essentiel a tout de même été assuré en évitant la relégation.
La direction en a heureusement bien pris conscience des limites du staff sportif, puisqu’elle a décidé d’adjoindre au dijonnais d’adoption un assistant suédois, pour ainsi le mettre dans de bonnes conditions, tant pour mettre en place un jeu cohérent que pour communiquer avec son important contingent nordique.
Défense :
Départs/arrivées :
Matija Pintaric (G n°1) remplacé par Henri-Corentin Buysse (G n°1)
Filip Björk (RD) remplacé par Aleksander Rindal (RD)
Dallas Ehrhardt (LD) remplacé par Matthew Maher (RD)
Thomas Roussel (LD) remplacé par Riku Silvennoinen (LD)
Quentin Mahier (LD) pas remplacé

Buysse (G n°1)
Pawelek (G n°2)
Kolba (LD) – Rindal (RD)
Silvennoinen (LD) – Maher (RD)
Quessandier (LD) – Lazzaroni (LD)
+ Melin (LD) + Ritz (RD)
Les +/- :
Les précédentes saisons ont semble-t-il douché les attentes dijonnaises en matière de nouvelles recrues, avec un lot plus que significatif de déceptions. En conséquence, cette défense est en grande majorité composée d’éléments connus et reconnus en Magnus, voire même en terre bourguignonne. On retrouve ainsi l’ancien n°1 dans les cages, tandis que des ex-chamoniards et gapençais viennent renforcer les lignes arrières. Seul l’international norvégien Rindal constitue un pari, très modéré au vu du joueur.
On se retrouve ainsi avec une défense cohérente, solide et équilibrée. Tout ce qu’il faut pour en faire un point d’ancrage efficace pour l’équipe. Seule grosse ombre au tableau : sa profondeur. Il n’y a pas de véritable n°7, ce qui ne laisse aucune marge de manœuvre en cas de blessure(s) / suspension. Dans un championnat plus soutenu et dense, cela risque de coûter cher.
A surveiller :
Henri-Corentin Buysse (G n°1) : le retour ! Il sort d’une saison bien décevante, et devrait avoir à cœur d’effacer ces performances moyennes au pied du Mont-Blanc, dans en environnement qu’il maîtrise et apprécie. Il devrait de plus être bien appuyé par ses coéquipiers.
Aleksander Rindal (RD) : le seul nouveau en Magnus de cette arrière-garde. Un défenseur imposant, assez complet, autant capable de relancer ou appuyer l’offensive que de tenir en échec les attaquants adverses. A noter quelques pépins physiques la saison dernière qui semblent encore l’ennuyer en ce début de saison. En santé, il devrait être le général de cette défense.
Arnaud Lazzaroni (LD) : c’est l’occasion ou jamais pour ce jeune arrière de saisir sa chance en tant que titulaire. Et à vrai dire il n’a pas trop le choix, car le voilà n°6 faute de concurrence. Ce n’est tout de même pas non plus immérité, mais à lui de montrer qu’il est digne de confiance.
Attaque :
Départs/arrivées :
Yanick Riendeau (RW/C) remplacé par Johan Andersson (C)
Romain Gutierrez (F) remplacé par Taylor Stefishen (LW)
William Wallén (RW/LW) remplacé par Mathias Mansson (LW/C)
Jared Brown (C) remplacé par Patrick White (C)
Michal Jeslinek (F) remplacé par Jimmy Jensen (LW)
Brian McMillin (RW) remplacé par Spencer Edwards (RW)
Mathieu Briand (F) remplacé par Mike Fallon (C)
Marek Maslonka (F) remplacé par César Joffre (F)
Tomi Kuuluvainen (LW/RW) remplacé par Fabien Metais (LW/RW)
Alexandre Mulle (F) remplacé par Robin Lamboley (C/RW)
Aram Kevorkian (F) remplacé par Anthony Goncalves (F)
Loïc Chabert (F) remplacé par Julien Laplace (F)

Stefischen (LW) – White (C) – Edwards (RW)
Mansson (LW/C) – Andersson © – Jensen (LW)
Joffre (F) – Fallon (C) – Metais (LW/RW)
Laplace (F) – Lamboley (C/RW) – Goncalves (F)
+ Franzino (F)
Les +/- :
C’est une offensive un peu curieuse qu’ont monté les Ducs pour l’exercice à venir. Elle ne manque pas de bons, voire très bons éléments, sachant aussi bien travailler dans un sens que dans l’autre de la patinoire, marquer ou créer du jeu. En cela, l’effectif est bien construit. Là où le bas blesse, c’est surtout en termes d’équilibre des postes et des trios.
En effet, on a deux déséquilibres, tout d’abord un flagrant entre aile droite et aile gauche, en faveur de cette dernière. Le seul ailier droit de l’équipe (Edwards) n’a rien de bien exceptionnel, c’est donc des ailiers gauches ou centres qui vont devoir par défaut remplir ce côté.
De même, sur les quatre trios, on en a trois bons (les 1, 2 et 4), mais le 3ème laisse à désirer avec un seul joueur digne d’y figurer, à la rigueur deux. Au moins, pour ce dernier point le budget restreint des Ducs peut expliquer ce manque.
A surveiller :
Patrick White (C) : un premier tour de draft qui a déjà fait un joli tour de l'Europe suite à ses études, avec des fortunes plus ou moins diverses. Un centre complet, rapide, aussi bien capable de faire que de compléter les jeux. Maintenant, à voir quel visage il montrera en Magnus, mais c’est plutôt dans les grands championnats (KHL, EBEL, Allsvenskan) qu’il a l’air de coincer, trop individuel sans doute ?
Johan Andersson (C) : le prototype même du centre suédois, bonne vision du jeu, bonnes mains et excellent défensivement. Très grosse expérience dans de bons championnats nordiques, il est au sommet de sa carrière, mais a une fâcheuse tendance à s’éteindre en PO.
Taylor Stefishen (LW) : un bon ailier disposant de toutes les qualités nécessaires en attaque : vitesse, mains, créativité et vision du jeu. Un bel atout pour l’offensive à égalité ou supériorité numérique. Il a néanmoins un gros point faible, il a tendance à oublier de défendre.
Mathias Mansson (LW/C) : un ex-international suédois, rien que ça. On a là un type d’ailier assez courant au pays des Trois Couronnes : une espèce de bulldozer, provocateur à souhait et disposant d’un véritable talent pour marquer des buts « de raccrocs », qui après tout comptent tout autant que les autres. Un viking moderne en quelque sorte. Il a ralenti avec l’âge, rien d’étonnant avec ce style de jeu, mais il a de beaux restes.

Bilan et pronostic :
On a au final un bel effectif, avec de bons éléments, des bases solides et un vrai caractère, mais qui souffre tout de même de gros problèmes de profondeur, ce qui est tout à fait normal vu que le staff a fait le choix de la qualité, il ne peut avoir la quantité. Le plus gênant est ce déséquilibre en attaque, qui va causer quelques soucis aux entraîneurs pour trouver des solutions afin d’y pallier. On peut légitimement croire à une belle saison en Bourgogne, mais il va falloir croiser les doigts en espérant que l’infirmerie ne se remplisse pas.
8ème place, 10ème au pire et 2ème au mieux.