
Bilan de la saison 2013-14 :
Enfin, la malédiction du quart de finale est tombée ! Espérons que le passage de cet obstacle jusqu’ici quasi insurmontable soit un réel palier psychologique passé pour les Ducs. Echouer derrière en demi n’a donc rien eu d’un échec. Pour cette saison, le coach Finlandais avait choisi en attaque à se remettre aux bons soins d’un trio de Suédois fort bien appuyé par quelques autres éléments.
Une nouvelle philosophie qui a donné satisfaction en permettant de s’appuyer sur deux bonnes premières lignes, sans pour autant être aussi dominante que les premières lignes dijonnaises des précédents exercices. L’expérience ne sera pas renouvelée, mais elle aura au moins permis à Ritz de définitivement crever l’écran, ainsi qu’à Decock de finir en beauté son séjour en Bourgogne.
Derrière, la paire canadienne n’a pas aussi bien répondu présent – sans pour autant être mauvaise, loin de là ! – et reste insuffisante pour mener correctement le type de jeu rapide, travailleur et tout en possession de rondelle qu’affectionne Tolvanen. Heureusement, la paire française Quessandier – Roussel a, elle, donné satisfaction. On peut désormais ranger Roussel dans la catégorie de ces défenseurs parias qui ont retrouvé une santé sous les ordres du Finlandais. De même, le jeune Sedlak (aucun rapport avec Daniel) est une belle satisfaction.

Intersaison 2014 :
Staff sportif :
Tolvanen, après un premier cycle de trois ans positif, est reconduit pour deux nouvelles années. Un choix logique puisqu’il a amené à chaque fois son effectif dans les cinq premiers. Quel sera son approche cette saison avec un nouveau tournant dans le recrutement ?
Pour cette campagne, il sera épaulé par le local Parades, une récompense pour ce coach de longue date des U18 et 22 dijonnais, équipes qui ont montré une belle progression sous sa houlette. Ce duo parviendra-t-il à amener le nouvel effectif jusqu’au bout dans une des compétitions ?
Gardiens :
Le même duo est conservé dans les cages dijonnaises. Choix tout ce qu’il y a de plus logique concernant Buysse, puisqu’il a gardé les filets avec brio cette saison. Par contre, un back up clairement identifié n°2 mais ayant une plus grande marge de progression aurait peut être été plus judicieux.
Défense :
Emmanuel Boudreau remplacé par Olivier Dame-Malka
Boudreau aura fait une saison tout à fait correcte, et ceci dans tous les secteurs de jeu. Mais, en tant que quart arrière n°1 de l’équipe, ce n’est malheureusement pas suffisant. A sa place, un joueur de même âge, au parcours similaire en mineur, mais qui a su se tailler une place chez les pros là où Boudreau rentrait en hockey universitaire. En résulte un arrière meilleur, qui a su compléter son jeu offensif par une bonne implication défensive, récompensé par une pige significative en AHL. Un très bel ajout pour la ligne bleue des Ducs.
Maxime Robichaud remplacé par Juho Mielonen
Les Ducs perdent un peu d’apport offensif, largement compensé par l’expérience et la solidité défensive du nouvel arrivant finlandais. Un bon complément pour former une paire solide avec Dame-Malka.
Adam Sedlak remplacé par la promotion de Pierre Crinon
Belle saison pour ce jeune slovaque arrivé en cours d’exercice. Propre et solide défensivement, il a constitué un bon point d’appui pour l’équipe. Mais le fait que l’escouade dijonnaise dispose de ce type de profil à foison lui coûte malheureusement pour lui sa place. A sa place vient un jeune pousse désormais mûre, au potentiel et gabarit impressionnant. Un rookie au style défensif pur.
Michal Korenko remplacé par une promotion de Quentin Mahier
Les pérégrinations du Slovaque en Magnus continuent. Guère surprenant, car même s’il ne coûte sans doute pas cher, le niveau va avec. Là encore, c’est un jeune qui vient prendre sa place, avec là aussi un potentiel défensif intéressant, de même qu’un gabarit intimidant s’il prend du muscle.
Reste de la saison dernière la paire d’anciens parias Quessandier – Roussel. Deux joueurs qui ont trouvé une seconde vie en Bourgogne, se concentrant avec rigueur et réussite sur les tâches défensives. Désormais deux valeurs sûres pour les Ducs.
Au final, on a une arrière-garde qui a pris un sacré coup de jeune. Sans doute même trop, un vétéran pour évoluer sur la troisième paire n’aurait pas été du luxe, et aurait permis aux deux jeunes de franchir une étape décisive dans leur carrière avec plus de sérénité. D'autant que leurs postes ne sont pas acquis, puisque Montenoise et dans une (très) moindre mesure Lacroix sont là pour apporter de la concurrence.
L’autre grosse carence de cette défensive vient de l’apport offensif. A l’exception de Dame-Malka, et dans une moindre mesure Mielonen, on a là que des arrières défensifs purs. Donc le jeu de transition va clairement en pâtir, ce qui encore plus dommageable pour le style de jeu qu’aime pratiquer Tolvanen. Ceci à moins qu’il ait envie de changer sa façon de faire. Après tout, cela fait plusieurs saisons qu’il teste différentes combinaisons en attaque, peut être veut-il faire de même avec une défense qui n’a guère donné satisfaction en règle générale jusqu’ici.

Attaque :
Daniel Ahsberg remplacé par Martin Gascon
Dans cette équipe version 2013-14, Ahsberg était le créateur de jeu. Un rôle sans doute un peu trop important pour lui, même s’il l’a effectué correctement. Pour la saison à venir, le costume de maître à jouer sera à tout à fait à la mesure du nouvel arrivant : Gascon. Il l’a déjà tenu avec beaucoup de succès lors de la première saison de Tolvanen, et est donc un familier du type de jeu voulu par le coach finlandais. En gros la bonne personne au bon endroit.
Johan Andersson remplacé par Ilpo Salmivirta
Un ailier gauche, travailleur infatigable et disposant de bonnes habilités devant le filet. Cette définition correspond autant à Andersson qu’à Salmivirta. L’ailier qu’il faut pour aller au charbon sur une première ligne.
Mikael Eriksson remplacé par Steven Caciotti
Dijon perd là un attaquant polyvalent compétent dans tous les secteurs de jeu sans un dominer un en particulier. Un bon couteau suisse toujours utile à avoir, curieux que les Ducs s’en séparent. Heureusement, son remplaçant est un peu de la même trempe dans sa façon de jouer, et il amène surtout un charisme qui sera décisif pour constituer un groupe soudé apte à passer des tours lorsque cela compte.
Nicolas Ritz remplacé par Anthony Rech
La révélation française de la saison, même si cela n’a rien de bien surprenant. Ce qui l’est plus, c’est qu’il n’est pas parvenu à trouver un club étranger l’acceptant ne serait-ce que pour un essai. Pour le remplacer, Dijon est parvenu à attirer un des meilleurs espoirs français disponibles en Magnus en la personne de Rech. Bon gabarit, excellentes habilités et une réelle volonté de bien faire en font le parfait remplaçant de Ritz.
Thomas Decock remplacé par Romain Guttierez
Quelle superbe saison de la part de Decock ! Après la dernière campagne difficile marquée par la maladie, il a joué libéré cette saison, et s’est fait plaisir ! Dommage que Dijon ne soit pas parvenu à le conserver, car son attitude exemplaire en plus de sa belle production en aurait fait un atout de choix pour le futur effectif. A sa place, un jeune prometteur en provenance de Rouen, venu en quête de surplus de temps de jeu qu’il mérite incontestablement. On peut donc dire kif-kif en matière comptable.
Peter Valier remplacé par Mathieu Briand
Même s’il n’a pas réussi à rééditer ses belles performances des PO 2012-13, Vallier a tout de même réalisé une saison probante en Côte d’Or. Il n’y reste néanmoins pas, partant vers les ambitieux GameYo d’Epinal. Après un essai Outre-Atlantique, Briand revient lui en France où il a enfin trouvé le poste qui lui convient parfaitement : celui de centre de troisième trio. Nul doute qu’avec un temps de glace significatif et un coach compétent il va montrer de bien belles choses.
Stephen Dugas remplacé par Bastien Lardière
L’aîné des frères Dugas tire sa révérence à l’issue de plusieurs saisons de trop. Car il faut être honnête, sa présence a enlevé du temps de glace à des jeunes qui l’auraient mérité, et pas sûr qu’il ait pris grand plaisir à ne jouer que très peu. On a donc en toute logique un jeune, en provenance de Grenoble, qui vient le remplacer, et qui est surtout là pour renforcer l’équipe U22.
Reste du précédent exercice le Canadien Gauthier, très bon distributeur de palets, mais un peu juste pour jouer les premiers rôles. Il sera excellent pour la seconde ligne. Mais aussi les deux compères Kevorkian et Mulle, qui ont tranquillement mais sûrement fait leur niche sur le 3[sup]ème[/sup] trio des Ducs. La quatrième ligne ne devrait pas avoir un grand rôle à jouer cette saison, tout au plus verra-t-on sur la glace un 10[sup]ème[/sup] attaquant pris parmi les meilleurs jeunes présent au club.
Pour ce recrutement offensif, l’accent a été mis sur des joueurs connus en Magnus. Choix qui peut sans doute se comprendre par la volonté de construire un effectif sur un cycle plus long qu’une seule campagne, car c’est bien le problème ces dernières années à Dijon.
La paire de français ex-rouennais et le Saint-Pierrais vont apporter un vent de fraîcheur excellent pour cet effectif, tandis que les vétérans Gascon, Salmivirta et Caciotti apporteront talent, stabilité et cohésion à l’ensemble, pour une attaque de bonne facture, quoique que courte quantitativement et manquant cruellement d’un véritable buteur.

Perspectives 2014-15 :
La reconduction pour un nouveau (et plus petit) cycle de deux ans de Tolvanen est une bonne chose. Espérons que cette fois les Ducs parviennent à conserver la majorité de leur effectif pour construire sur la durée, plutôt que de devoir recommencer à chaque fois, comme cette année, avec les deux tiers de l’effectif des titulaires partant.
Pour atténuer cette difficulté, les recrues viennent en très grande majorité de Magnus, un bon moyen pour garantir une adaptation bien plus rapide. Au final un effectif correct a été monté, sans plus, pariant beaucoup sur le potentiel d’une jeune garde très bien fournie. Un choix audacieux sans doute motivé par les précédents succès de la plupart des jeunes passés sous le commandement du Finlandais. Le choix judicieux de quelques vétérans comme Gascon, qui connait bien la maison, Salmivirta, exemplaire par son comportement, et surtout Caciotti, pièce essentielle pour souder un groupe, devrait faciliter la tâche de l’entraîneur. Mais cela reste un pari un peu osé.
Le problème est que les autres équipes ont pour la plupart haussé leur niveau (Gap, Epinal, Grenoble, Amiens). Autant dire que le top 5 auquel Dijon devenait un habitué sera beaucoup plus compliqué, si ce n’est impossible, à atteindre. Mais de jolis coups sont tout à fait jouables.
Alignement probable :
Tolvanen
Paredes
Buysse
Barrier
Dame-Malka – Mielonen
Quessandier – Crinon
Roussel – Mahier
Montenoise – Lacroix
Salmivirta – Gascon – Rech
Caciotti – Guttierez – Gauthier
Kevorkian – Briand – Mulle
Lardière – Chiappino – Lacroix
= 15+2 JFL
Pronostic : 9ème (7ème au mieux, 11ème au pire)