les Dragons veulent marquer des points et les esprits
La réception de Grenoble est l’occasion, ce soir, pour Rouen, de repousser les Isérois à neuf points et de les écarter de la course à la première place de la saison régulière.
Evidemment, après ce match, la première place de la saison régulière sera encore loin d’être assurée puisque 14 journées resteront à jouer et donc, au mieux, 28 points à distribuer pour chaque équipe. Il n’empêche, en battant Grenoble, un adversaire direct, ce soir à domicile, le Rouen Hockey Elite ferait un pas supplémentaire vers cette première place et, surtout, en les repoussant à 9 points, il écarterait sans doute définitivement les Isérois de la lutte.
« Définitivement, je ne sais pas mais, comme tous les matches face à des concurrents directs, le match de demain (ce soir) est un match à 4 points, explique Marc-André Thinel, le capitaine des Dragons. Il ne faut pas permettre aux Grenoblois de se rapprocher. Si on peut en profiter pour prendre nos distances, il faut le faire. Le but est de finir premier de la saison régulière alors il faut prendre un maximum de points tant qu’on le peut. »
Profiter de la mauvaise passe grenobloise
Jusqu’à maintenant, c’est ce qu’a réussi le RHE. Vainqueurs de leurs onze premiers matches de Ligue Magnus, les Rouennais ont pris 22 points sur 22 possibles et trônent en tête du championnat avec 6 points d’avance sur Briançon - qui, comme Dijon, compte toutefois un match de retard -, 7 sur Grenoble et 8 sur Dijon et Angers. Autant dire qu’à un tout petit moins de la moitié de la phase régulière, Rouen a d’ores et déjà pris une bonne option sur la première place finale. Une option encore renforcée en cas de succès, ce soir, sur Grenoble. « Gagner face à Grenoble n’assure rien, corrige l’entraîneur Rodolphe Garnier. Aujourd’hui, il reste 15 matches et, même si on est en tête, la réalité, on l’a vue à Dijon (2-3), c’est que nos adversaires font du bon boulot. Or, on n’est qu’en novembre et pas mal de choses peuvent changer. Il faut rester humble et travailler dur. La meilleure façon d’être devant en fin de saison, c’est de continuer à construire l’équipe. »
Pour le coach des Dragons, la venue de Grenoble, après les rencontres face à Briançon (2-2) et Dijon (2-3) et avant celles contre Briançon et Angers, s’inscrit dans cette logique. « C’est un long processus que de travailler sur les détails et la philosophie de jeu. Cette séquence de cinq matches face à de grosses équipes doit nous permettre de mettre des choses en place et de progresser. Je suis sûr qu’on a une marge de progression. »
Si les Rouennais pensent donc déjà un peu à la suite, ils n’en oublient pas pour autant le présent et ce match de la 12e journée face aux Brûleurs de Loups. « Jouer contre Grenoble, c’est toujours un gros match, confie d’ailleurs Marc-André Thinel. Dernièrement, ils n’ont pas été au mieux en championnat (NDLR : 4 défaites de rang de la 7e à la 10e journée) mais, sur le papier, c’est une très bonne équipe. Après, peut-être sont-ils fragiles mentalement en ce moment et on doit en profiter. À nous de commencer fort et de leur enlever au plus vite l’envie de créer la surprise. » Une envie qui, Rodolphe Garnier n’en doute pas, sera bien là. « Ils ont connu des moments difficiles, c’est vrai, mais cela arrive dans une saison. On est bien placé pour le savoir puisqu’on a vécu un peu la même chose en début de saison passée. Grenoble reste une grosse équipe qui, d’un point de vue effectif, n’a rien à nous envier et qui, surtout, a réagi le week-end dernier face à Brest (6-2). Si on veut gagner, il faudra mieux entamer le match que contre Dijon et Briançon et être impliqué collectivement dans chaque effort. » Histoire d’empêcher Grenoble de réellement relever la tête. Une manière, forte, de rappeler à tous qui est le véritable patron cette saison en Ligue Magnus. « Ça n’est pas un seul match qui permettra de dire qui est le patron, tempère Marc-André Thinel. Par contre, on a l’occasion de montrer qu’on est premier pour de bonnes raisons. » En d’autres termes, que les Dragons sont bel et bien les plus forts !
Ce soir à 20 h 30
à l’Île Lacroix
Absences : Mielonen (épaule), Manavian (licence) à Rouen ; Tardif (genou), Bedin (côte), Tartari (clavicule), Martenon (cheville) à Grenoble.