C’est bien Hastings, le 14 octobre 1066. Suite à la mort sans descendant de son roi, l’Angleterre va alors choisir Harold, un de ses plus puissants nobles, comme successeur. Mais ce n’est pas du goût du duc de Normandie, Guillaume, qui clame alors que le prédécesseur d’Harold l’avait choisit avant sa mort.
Il débarque donc avec une armée à Douvres, et rencontre un peu plus loin l’armée de son rival sur la colline de Senlac, près d’Hastings. Les Anglo-Saxons sont sur une position forte, et vont repousser tous les premiers assauts sans trop de difficultés des forces normandes.

Vient alors le tournant de la bataille : les alliés bretons, épuisés, commencent à se débander. Les Anglo-saxons, voyant le mouvement de panique, rompent les rangs pour les poursuivre malgré les ordres d’Harold. Guillaume, en fin stratège, voit immédiatement l’opportunité, et rassemble sa cavalerie pour encercler et écraser les poursuivants. Il va réitérer cette tactique payante tout le restant de la journée, feintant des replis afin que les adversaires les poursuivent et soit détruits, petit morceau par petit morceau.
pour l'image, il s'agit d'Odon, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume, qui rallie les Bretons à grands coups de sceptre/masse (une arme unique dont il adorait se servir) pendant que son frère tombe sur les Anglo-Saxons (au premier plan). Voici l'énergumène à l'oeuvre :

Au bout de quelques heures de ce manège, les Anglo-Saxons ne sont plus assez nombreux pour tenir face à un assaut général, d’autant que leur roi vient d’être blessé mortellement par une flèche. Ils partent en déroute, au grand soulagement de Guillaume, dont les troupes exténués ne peuvent qu’à peine les talonner.
Il faudra quelques mois de durs combats en plus pour que Guillaume parvienne à soumettre l’Angleterre, et gagner le titre de conquérant, tout en gardant un pied en France grâce à son duché de Normandie. Une double casquette qui aura des conséquences sur les deux royaumes pendant bien longtemps.
Well done Bruno. Your turn 🙂