Dans le but de réunir l'ensemble de ses territoires morcelés (Franche-Comté, Luxembourg, Belgique et Pays-Bas), le duc de Bourgogne va mettre en place une politique extrêmement agressive à l'égard de ses voisins, ce qui l'amène à entrer en conflit avec les Suisses.
Déjà vainqueurs d'une autre grande puissance (les Habsbourgs) un siècle plus tôt, les cantons helvétiques vont renouveler l'exploit, en battant non pas une, mais trois fois l'armée bourguignonne, pourtant considérée par tous les acteurs européens comme la plus moderne et la mieux équipée et organisée. Battre les Suisses deviendra une obsession de Charles le Téméraire, et il y perdra la vie suite à l'ultime défaite sous les murs de Nancy, où, dans la fuite qui suit le combat il finira, épuisé, mangé par des loups (on est alors en plein hiver).
Pour cette bataille, son armée, lourdement équipée en artillerie, occupe un immense camp retranché devant la ville assiégé de Morat. Il sait que les Suisses vont venir à son secours et organise ses positions en conséquence. Ce à quoi il ne s'attend pas, c'est que les rudes montagnards sont capables d'encaisser la terrible salve de tirs délivrée par ses canons. Et vu qu'il faut alors un temps beaucoup trop long pour recharger...
En à peine 1/2 heure, le combat est réglé, les frustres suisses et leur infanterie formée en hérisson ayant fait fuir ou massacré les rutilants mercenaires bourguignons. Désormais, la réputation du fantassin suisse est universellement reconnue, et chaque monarchie européenne voudra son propre régiment de ses formidables soldats... jusqu'au pape même (c'est d'ailleurs toujours le cas).
😊 C'est la bataille de Morgarten alors... contre les Habsbourg.