Il s’agit bien de l’amiral Zheng He, explorateur exceptionnel, de retour d’une de ses nombreuses expéditions dans l’Océan Indien, en l’occurrence celle qui l’a conduit en 1414 auprès du sultan de Malindi (Kenya actuel), ce dernier lui offrant une girafe.
La Chine connait alors un âge de prospérité en cette fin de XIV – début XVème siècle, sous l’impulsion d’un empereur éclairé : Yongle, de la dynastie Ming. L’Empire du milieu est alors à la pointe du monde en matière « technologique ». Entre autre avancée, la Chine dispose de plus d’un siècle d’avance dans les domaines militaires (artillerie principalement), trois en matière de construction navale : les jonques font alors près de 70m de long (contre 30 pour les galions et autres navires européens de haut bord à la même époque), et sont d’une remarquable fiabilité en haute mer.
En matière d’exploration, avec un siècle d’avance sur nos grands aventuriers, les Chinois sont accueillis le plus souvent à bras ouverts car, contrairement à leurs successeurs européens (Espagnols, Portugais, Anglais, Français ou Hollandais), ils ne s’installent pas et n’entretiennent que des relations commerciales.
Tout cela va disparaître à la mort de l’empereur Yongle, car son fils Renzong, en confucéen convaincu, est terrifié par toutes ses nouveautés. Il limogera Zheng He, et fera couler toutes les jonques de la formidable marine impériale. De plus, tous les plans permettant de les construire, ainsi que les diverses cartes d’explorations seront brûlés. La Chine sombre alors dans une longue période d’obscurantisme, ouvrant la voie à nos explorateurs.
A toi Napo ! 🙂