Euh, l'événement est le bon, mais le duc de Guise est alors bel et bien vivant, et participe même plus qu'activement, puisqu'il est le chef du mouvement. Son frère prendra la relève quelques mois plus tard après l'assassinat de son aîné à Blois.
On se trouve donc ici devant une des processions organisées par la Ligue, mouvement qui s'est constitué afin de combattre le protestantisme dès le début des guerres, une trentaine d'années plus tôt.
En 1588, jugeant que le roi Henri III fait montre de beaucoup trop de tolérance à l'égard de la religion réformé, mais aussi et surtout ne supportant pas que le futur roi - Henri III ne parvenant pas à avoir d'héritier mâle - puisse être Henri de Navarre (futur Henri IV), la Ligue s'arme, au point de provoquer l'affrontement avec le souverain.
Celui-ci envoi alors des régiments de mercenaires suisses dans la capitale. Bien mauvaise idée puisque ce geste va être l'étincelle qui va faire sauter la poudrière qu'est alors Paris. Les chaînes sont tirées en travers des rues et les helvètes rapidement encerclés par ce genre de procession fanatique. Après quelques combats, les mercenaires déposent les armes, et Henri III n'a d'autre choix que de quitter Paris comme un voleur.
Il n'y reviendra jamais, puisqu'il sera assassiné par un moine quelques mois plus tard, alors qu'il tente de la reprendre par la force avec l'aide du futur Henri IV.