Le Serment des Horaces de Corneille !
Horaces, O desespoir, O vieillesse ennemie,
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi?
Alors on vit chaque jour comme le dernier,
et vous feriez pareil si seulement vous saviez,
combien de fois la fin du monde nous as frôlée,
alors on vit chaque jour comme le dernier,
parce qu'on vient de loin.
Acte I scène 4