Révolte des Boxers en Chine
La première guerre sino-japonaise (1894-1895) vient de coûter aux Chinois la Corée, Formose, les îles Pescadores et la péninsule du Liao-toung ; la Russie achève la construction du chemin de fer qui, à travers la Mandchourie, conduit à Vladivostok ; l’Allemagne, la France, l’Angleterre poursuivent leur implantation.
Toutes ces humiliations amènent le parti réformateur au pouvoir en 1898 ; sans succès car l’impératrice Tseu-Hi favorise les sociétés secrètes, traditionalistes et xénophobes.
En particulier, la secte politico-religieuse que les occidentaux ont surnommé les « Boxers » parce qu’ils pratiquent une boxe sacrée, exploite cette xénophobie, crée des incidents et, encouragée par l’impératrice et l’armée régulière chinoise, franchit un pas supplémentaire dans la réaction -en cela soutenue par la population de Pékin- et assiège en juin 1900 le quartier des légations où les Européens se sont retranchés.
Le siège dure, il faut rationner, on vide les caves à vin, car l’eau manque ; on se partage les mules et les chiens errants pour ne pas mourir de faim. Les Chinois chrétiens réfugiés mangent l’écorce des arbres du parc. La colonne de secours se fera attendre jusqu’en août. L’impératrice s’enfuit. C’est le premier jalon posé dans la lutte anti-impérialiste menée par le peuple chinois.
Bravo Floran