Vous vous couchez trop tard, les jeunes 😈 !!!
Elle me plaît bien, moi, cette femme, si c'est elle : Mathilde de Toscane 🙄 ?
Désolée, je n'ai pas le courage de résumer le texte de Wikipédia 😅 !
👎 Je me charge du "résumé" qui ne l'est pas du tout vu la richesse de sa vie !
Il s’agit bien de Mathilde de Toscane (1046-1115). Fille de la duchesse de Toscane et du duc de Lorraine. Sa vie va être marquée par la lutte de pouvoir entre l’empereur du Saint Empire Romain Germanique (la plus grande puissance européenne d’alors, et de très loin puisque son territoire comprenait presque la moitié de l’Europe centrale et occidentale) qui est son suzerain temporel, et les différents papes, qui sont ses suzerains spirituels. L’Empire cherche alors par tous les moyens à imposer ses propres candidats sur le trône du Vatican. Dans cette lutte de pouvoir appelée la Querelle des investitures, la Toscane est en première ligne, comme état tampon entre les deux.
L’enfance de Mathilde va être marquée par deux choses : la première est – en plus d’une éducation littéraire soignée – une véritable éducation martiale de la part de ses précepteurs. Dès l’adolescence, elle sait monter à cheval en armure, manier la lance, l’épée, ainsi que son arme favorite, le fléau d’arme (voir l’image) et maîtrise avec brio tous les concepts de stratégie de l’époque. C’est alors qu’arrive le deuxième événement marquant : suite à un conflit entre son père (duc de Lorraine, qui finit assassiné) et l’empereur, elle est détenue en otage avec sa mère en Allemagne durant de longues années. Un « séjour » forcée qui fera de l’Empereur et de ses descendants ses ennemis jurés jusqu’à sa mort.
Suite à la mort de l’empereur Henri III, elle parvient à retourner en Toscane où pendant des décennies elle tiendra tête aux forces impériales du successeur, Henri IV, leur infligeant revers sur revers. Dans la Querelle des investitures, elle soutiendra systématiquement les candidats à la papauté opposés à Empereur. Grâce à elle, ceux-ci seront la plupart du temps élus, et protégés de l’inévitable ire impériale par son armée.
L’apogée de son pouvoir survient alors que la lutte entre l’empereur Henri IV et le pape Grégoire VII est au plus fort, au point que ce dernier excommunie le premier (il n’y a pas pire chose possible dans la chrétienté, surtout à cette époque puisque cela signifie que tous les sujets de l’excommunié sont libérés de leurs serments, et sont donc en droit de se retourner contre leur suzerain). Cet acte, conjugué aux succès militaires de Mathilde, force l’empereur à descendre en Italie pour faire pénitence, jusqu’au château de Canossa, nid d’aigle de la duchesse dans les Apennins. Là, en plein hiver et vêtu d’une simple robe, il va attendre dans la neige, devant les murailles, durant trois jours. Finalement, Grégoire et Mathilde l’autorise à rentrer afin de s’agenouiller devant eux pour demander pardon !
Après une vie militaire bien remplie ainsi que deux mariages d’intérêts malheureux, elle s’éteint dans son lit, sans descendance. Elle tentera bien de léguer toutes ses possessions aux états pontificaux, mais l’Empereur (la vengeance est un plat qui se mange froid) parviendra à mettre la main sur la plus grande partie. En hommage à cette grande dame, la papauté transférera son corps ni plus ni moins que dans la basilique Saint Pierre à Rome.