Alors que Cromwell veut réparer les désordres créés par la guerre civile, il se heurte au Parlement.
20 avril 1653 : un désaccord sur la constitution à donner à l'Angleterre marque une velléité d'indépendance du Parlement ; aussitôt, l'armée chasse les derniers membres du « Long Parliament ».
Enfin ! La date est bonne ! Par contre, je ne sais pas où tu as pioché cela, mais les raisons invoquées pour chasser les parlementaires ont été plus triviales. Allez, cette fois c'est bon !
On est le 20 avril 1653. Le jour précédent, le « lord protecteur » de l’Angleterre, Sir Cromwell, a demandé au parlement des subsides faramineux pour punir Irlandais et Ecossais d’avoir soutenu Charles II lors de la dernière phase guerre civile (Cromwell était à la tête des « roundheads »). Le parlement, pourtant très docile au point d’avoir été nommé « parlement croupion », renâcle. La guerre vient tout juste de finir avec la défaite du fils du roi défunt à Worcester, et le pays commence difficilement à se relever de ce long et terrible conflit (1642-51).
Mais Cromwell n’est pas homme à qui on dit non. Au matin du 20 avril, il fait irruption dans le parlement avec une compagnie entière de soldats. Un de ses hommes s’empare de l’énorme sceptre, symbole universel de pouvoir. Cromwell se tourne alors vers les parlementaires indignés mais bien trop effrayés pour protester, et, sans dire un seul mot, leur pointe la porte. Celle-ci est ensuite officiellement scellée (voir image ci-dessous) :

Le parlement, qui était la fierté de la nation anglaise, n’est plus. Jusqu’à sa mort en 1658, le lord protecteur aura tous les pouvoirs, régnant tel un despote sur les Iles Britanniques et menant à bien ses expéditions en Irlande et en Ecosse, où ses hommes se conduiront de façon abominable à l’égard des populations, conquérant par le feu et le sang.