alors le siède de Vienne en 1683 ?
Enfin !
On est en plein été 1683. Cela fait plus d'un siècle que les armées ottomanes buttent contre les défenses des Habsbourg dans les plaines du Danube. Mais cette fois, le Sultan Mehmed IV a décidé d'en finir, comme son glorieux ancètre Sélim Ier l'avait fait avec Byzance. Il rassemble une armée gigantesque (250 000 soldats, là où chaque état européen peine à en rassembler 1/10ème de ce chiffre) doté d'une artillerie pléthorique.
Une fois de plus, la monarchie autrichienne va lancer un signal d'alarme (pour le coup désespéré) aux autres puissances européennes... sans aucun succès, comme d'habitude.
Pendant deux mois, la capitale autrichienne va être écrasée sous les projectiles et repousser assauts sur assauts... Mi-septembre, des trois enceintes de la ville, il ne reste que la dernière, d'antiques murs médiévaux, rapidement mis à bas par les boulets ottomans. Garnison et population attendent la dernière attaque, prêtes à mourir ou être vendus comme esclaves dans les heures suivantes.
Et là, le miracle arrive ! Alors que toute l'attention des Ottomans est tournée sur la ville, une armée polonaise apparaît sur une des hauteurs entourant la capitale autrichienne. Elle est entièrement composée des fameux hussards ailés, une cavalerie légendaire qui va dominer pendant deux siècles les champs de bataille de l'est européen. Leur roi, Jean Sobieski, et en personne à leur tête. La rapidité avec laquelle cette force est arrivée sous les murs de Vienne a totalement pris de court les Turcs, les hussards devançant même les éclaireurs ennemis devant prévenir de leur arrivée.

La charge, bénéficiant d'une surprise totale, pulvérise littéralement les lignes adverses, tandis que les Autrichiens, galvanisés par l'arrivée totalement inattendue de ces sauveurs, jettent leurs ultimes forces dans une sortie. S'en est trop pour les Ottomans, qui s'enfuient, et ne reviendront plus jamais menacer les possessions autrichiennes.