Alors, le coup de Jarnac a été porté pour la première fois par le seigneur de Jarnac, le 10 juillet 1547, au seigneur de la Châtaigneraie, lors d'un duel à pied.
Les deux participants étaient amis, mais la lutte entre partis au sein de la cour les précipita l'un contre l'autre pour des considérations futiles, impliquant un jeu de pouvoir qui ne fit qu'envenimer une remarque badine.
Il fallut attendre des années avant que le duel ne soit autorisé. Le roi Henri II, cause de ce duel puisqu'il était celui qui avait monté en épingle l'affaire, y assistait. Dans ce combat, la Châtaigneraie était le champion du roi. Jarnac se sachant bien moins fort que son adversaire et suivant les bons conseils de plusieurs capitaines expérimentés, eut recours à un coup audacieux, porté à la cuisse et estropiant définitivement son opposant, ceci en à peine deux passes d'armes (comme si un boxeur étale son adversaire en deux frappes). Il fallu les supplications, ceci à plusieurs reprises, de Jarnac au roi pour qu'il le laisse épargner son ami (il aurait normalement dû l'achever). Ce dernier mourra quelques jours plus tard, vidé de son sang.
Cet horion, qui n'avait alors rien de secret ou même de fourbe (il n'y avait pas de règles durant le combat, contrairement à l'image qu'on a des duels de nos jours : il fallait juste vaincre son adversaire), est depuis synonyme de coup traître et fatal, ceci à tord.