L'année des 60 ans du club, les BDL se trouent complètement. C'est un plat réchauffé, sans saveur qui nous est proposé, alors qu'initialement la saison s'annonçait alléchante.
Pour avoir vécu tous les titres de champion de Grenoble, je ne reconnais pas l'état d'esprit grenoblois ! Sans vouloir faire mon vieux rabat-joie, je ne vois pas de révolte cette année. Les coachs peuvent prendre un temps mort, les joueurs appuyer un peu plus leurs mises en échec, tomber les gants pour réveiller la patinoire.
À trop vouloir en faire un sport-spectacle, l'essence de ce sport de contacts, de passes et de vitesse s'est perdu.
Pour la première fois en 43 ans de hockey (j'en ai 47), je suis parti avant la fin de certains matches, pour la première fois, j'ai décidé de ne pas assister à tous les matches d'une équipe dont je suis fan, d'un club qui m'a fait rêver.
Au début du deuxième tiers temps, contre Bordeaux, j'ai pensé que le retour de la ligne Deschamps - Lyubimov - Fleury allait permettre d'inverser la tendance. Le mal est trop profond. Aujourd'hui, je pensais lire dans la presse, que nos absences en défense (Lamarche, Racine et Onno) était la cause de cette défaite. J'attends ce futur discours de Terfour.
Je n'ai rien contre les hommes, mais cette équipe n'a pas d'âme ! Je ne sais pas comment les joueurs vivent leur saison, mais je pense qu'ils doivent eux-aussi se remettre en question.
J'ai encore l'image en-tête lors d'un match cette saison, où Jacques REBOH était assis seul au milieu de la loge Vaujany complètement vide. Il avait l'air dépité, je me suis dit cet homme ne fera pas de sentiments, il m'a semblé par le passé trop passionné pour cela. Aujourd'hui, je me pose la question suivante, a-t-il toutes les cartes en mains ? Comment Dufour est-il encore présent aujourd'hui ? Pourquoi Terglav n'a-t-il pas poursuivi son travail qui paraissait excellent avec les U20 et la D2.
Il manque des meneurs sur la glace et en dehors. Les pertes de Champagne, de Bisaillon, certainement de Tartari sont plus préjudiciables qu'il n'y parait.
Un petit mot enfin aux irréductibles, je vous tire mon chapeau (même si je ne fais pas partie du groupe). Qu'il doit être compliqué pour vous de continuer à encourager, quand vous vous faites couper le sifflet quasiment de façon systématique par Noisy (Alias Bruyant ;-)). Qu'on vous laisse entonner vos champs, qu'on laisse entrer de nouveau une trompette.
Les Amar, Brown, Lemoine, Ebermann, Cloutier, Masa, Broz, Bonnard, Huras, Leblond, Podlaha, Harrison, Maric, Svoboda, Bozon, Ville, Pouget me manquent !
Les souvenirs resteront, le club va continuer sa route, mais ce sera sans moi !