Paradoxal mais en même temps complètement logique. Les coûts de production étant incompressibles (sauf en jouant sur la qualité, mais ça reste cher) !
En Suisse, les coûts de production sont amortis par le nombre de spectateurs et… les pubs/sponsors. Les mecs ne bossent pas gratuitement, ils sont juste rémunérés par, entre autre, la pub.
En France, forcément ça coûte cher de produire 6 matchs x 44 pour "3 pigmés sur un smartphone", et il n'y a présumément pas assez de téléspectateurs pour amortir par de la pub, en tous cas, personne ne veut se lancer dans ce pari, même pas les chaines payantes.
Donc forcément il y a un lien direct entre : plus le niveau est faible, moins il y a de public, plus le cout de production par spectateur est élevé, et donc plus le cout pour le spectateur est élevé. Et inversement.
Mais ces dernières années, avec les nouveaux canaux de diffusion et habitudes de consommation (plateformes de streaming), les financiers ont trouvé une nouvelle façon de résoudre cette injustice : faire payer des abonnements chers pour des sports majeurs qui sont pourtant déjà rentables sur des diffusions gratuites par la pub. L'exemple du foot est parlant : la spéculation des diffuseurs et la cupidité des ligues fait que les deux s'entendent pour lancer des diffusions avec des abos hors de prix pour une qualité pas forcément au rendez-vous… Là on arrive dans les limites et dérives du capitalisme dans toutes leurs splendeurs, et qui concernent de nombreux domaines : comment prendre le monopole d'un marché pour ensuite faire de la merde et en tirer le prix maximal. Dans ces cas là, la seule issue est que le consommateur cesse en masse de consommer… mais celui-ci étant en majorité complètement drogué de son produit, il va continuer à faire ses fonds de poche ! On a que ce qu'on mérite 😉
Patience, la magnus sera alors moins cher à regarder 😅