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Alors que Nice se prépare à briller sous les projecteurs des Jeux olympiques d’hiver 2030, un froid politique s’installe autour du projet phare : la future patinoire à 138 millions d’euros. Prévue pour accueillir les épreuves de patinage artistique, de short track et la cérémonie de clôture, l’infrastructure divise profondément élus et observateurs. Trop chère, trop ambitieuse, trop tardive… le projet fait débat jusque dans les travées de l’Assemblée nationale.
La ville mise gros : une nouvelle patinoire à 138 millions d’euros, plus deux sites temporaires à l’Allianz Riviera estimés à 80 millions. Au total ? Plus de 200 millions d'euros. “Une folie budgétaire”, selon le député Frédéric Maillot, qui dénonce “un caprice de riche” dans un contexte où les finances publiques font déjà du triple axel. D’autres, comme la ministre des Sports Marina Ferrari, défendent au contraire “un héritage durable pour le territoire”, soulignant la tradition niçoise des sports de glace et la compacité du dispositif olympique dans la plaine du Var.
En parallèle, le village olympique commence lui aussi à prendre forme. Installé sur deux hectares près du stade, il accueillera 1 500 athlètes et accompagnants. Trois géants de l’immobilier (Icade, Linkcity/Bouygues et Sogeprom) sont encore en lice pour mener à bien ce chantier. Après les Jeux, le site se transformera en quartier résidentiel : 30% de logements sociaux, 20% en bail réel solidaire et même une résidence étudiante. Livraison prévue pour l’été 2029, pile à temps pour la grande fête.
Derrière les discours et les ambitions, une question persiste : comment concilier prestige olympique et rigueur budgétaire ? Un amendement demandant un rapport sur les coûts exacts du projet a été adopté, preuve que la tension monte d’un cran. Et pendant que les travaux se dessinent, la facture, elle, continue de faire débat...