En tant qu'ancien dirigeant hockey mineur des Ours (de 1986 à 1991) je me permets d'intervenir dans cette discussion dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants.
J'ai quitté Villard à l'été 91 et depuis le départ du président emblématique, Dany Huillier, si j'ai suivi le parcours sportif de Villard, j'en ai un peu perdu les péripéties internes.
D'aprés ce que je comprends il y deux courants qui s'opposent au sein du club avec d'un coté les progressistes, dont faisait partie Frédéric Bertrand, qui souhaitent conserver une formation élitiste et une équipe au meilleur niveau possible et d'un autre coté les conservateurs, plus attachés aux traditions protectionnistes villardiennes de base, qui donnent la priorité aux joueurs du cru et à une formation exclusivement locale.
Ce n'est pas trés nouveau et ça représente bien l'esprit de clocher villardien où déjà de mon temps, "l'étranger" était accepté par les vrais sportifs mais tout juste toléré et parfois regardé de travers par le reste des supporters et de la population. Mais quand Dany Hullier portait le club à bout de bras, le villardien de base se pliait à toutes les exigences parce que le souci financier était absent.
Aujourd'hui, ce n'est plus le cas et bien que Frédéric Bertrand ait prouvé que le club pouvait être à l'équilibre financièrement en jouant en D1 et le villardien de base n'accepte pas toutes les exigences d'un maintien en D1 et d'une formation élitiste en voyant sur la glace plus "d'étrangers" que de locaux pour perdre 3 matchs sur 4 et jouer sa survie.
À mon avis, c'est uniquement la mentalité villardienne qui est en cause et ce sera compliqué pour un président qui n'a pas à sa disposition une manne financière conséquente de faire accepter toutes les contraintes sportives sans résultat au bout. C'est mon sentiment par rapport à ce que j'ai vécu à Villard.