PN a écrit : Pole sud, Jordann Perret en connaît les moindres recoins. Et pour cause, cinq saisons durant (2011-2016), l’antre des Brûleurs de Loups a aussi été le sien. Arrivé à Grenoble à 17 ans après avoir fait son hockey mineur à Villard-de-Lans, le natif d’Autrans (Isère) y a parfait sa formation. D’abord avec les U18 et les U22 puis, dès sa deuxième saison, avec l’équipe première. C’est aussi et surtout sur cette glace de Polesud qu’il a donné ses premiers coups de patins en Ligue Magnus un soir de septembre 2012 face à Dijon (3-2). Qu’il a inscrit son premier but dans l’élite française également quelques mois plus tard, le 2 janvier 2013 face à Mulhouse (4-0).
Les cinq années passées sous l’uniforme des Brûleurs de Loups ont transformé le prometteur ailier qu’il était à son arrivée au centre de formation en un international qui, au printemps dernier, a disputé, à 21 ans, son premier championnat du monde avec les Bleus. « Grenoble, c’est là où, comme hockeyeur, j’ai grandi. J’en suis parti mais je n’oublie pas pour autant toutes ces années passées au club, promet Jordann Perret. C’est un club auquel je tiens et j’ai hâte de jouer là-bas demain (ce soir). »
« Marquerà Polesud,ça serait fort »
Le néo-Rouennais n’est en tout cas pas du tout effrayé par l’accueil que le public grenoblois, qui, l’an passé, en play-offs, avait honteusement sifflé Yorick Treille, autre ancien de la maison passé à « l’ennemi », pourrait lui réserver. « Je ne pense pas être sifflé. Je pense plutôt que les supporters seront cool avec moi. » Plus « cool » que lui ne l’espère l’être avec ses anciens coéquipiers. « Si je peux mettre trois buts, je ne m’en priverai pas, sourit-il. Marquer à Polesud, ça serait quelque chose de fort. » Une manière retentissante aussi de justifier son choix de quitter les Brûleurs de Loups pour les Dragons à l’intersaison. « J’ai longtemps hésité entre les deux clubs mais je sentais aussi que c’était le moment de partir et de voir autre chose. Je voulais voir autre chose, sortir un peu de mon confort et me lancer un nouveau défi qui me permettrait de progresser. »
Quitte à voir, au moins momentanément, ses prérogatives personnelles se réduire. Lui qui évoluait par exemple en power-play à Grenoble ne figure ainsi, pour l’instant, sur aucune des deux unités spéciales rouennaises appelées à jouer les supériorités numériques. « C’est sûr que ça fait un peu bizarre d’avoir un rôle un peu moins important mais je suis venu à Rouen en sachant qu’il y aurait de la concurrence et qu’il allait falloir que je fasse ma place. Je vais tout faire pour essayer d’avoir ici le rôle que j’avais à Grenoble. C’est l’objectif que je me suis donné et je vais travailler pour. Si je fais ce qu’il faut, je me dis que ça va venir. » En étant buteur décisif dès la première journée de Ligue Magnus face à Gap (3-2 ap) puis en s’installant rapidement comme une pièce essentielle d’un penalty-kill qui, pour l’instant, n’a craqué qu’une seule fois sur vingt-et-une infériorités numériques, Jordann Perret n’a en tout cas pas manqué ses débuts sous le maillot rouennais. Un but et une victoire à Grenoble, ce soir, les rendraient quasiment idéaux.
MATTHIAS ROGIER
Un clapping appelé à se reproduire
Dimanche, après la victoire face à Amiens (4-1), les Dragons ont répondu à l’appel de leurs supporters qui, dixit l’entraîneur Fabrice Lhenry, « nous ont demandé de plus communiquer avec eux après la victoire » en effectuant un clapping avec le public. Une jolie initiative désormais appelée à se reproduire après chaque succès.
En parallèle, une autre nouveauté, mise en place par le club celle-là, verra le jour vendredi soir face à Dijon avec la toute première diffusion d’un hymne aux Dragons inspiré de celui du Stade Montois rugby. L’idée est que celui soit repris par l’ensemble du public au moment de l’entrée des joueurs du RHE sur la glace.