
Les Dragons de Rouen
Bilan et objectifs :
Des titres, encore et toujours, mais cette fois avec un staff un peu différent aux commandes, et toujours la volonté de grandir. La transition s’est très bien faite avec un tandem compétent et complémentaire. Prochaine étape, réaliser de belles performances en CHL. De ce côté-là, ce n’est pas encore gagné, mais ça viendra, tranquillement mais sûrement.
Défense :
Départs/arrivées :
Tero Konttinen (LD) remplacé par Chad Langlais (LD)
Léo Guillemain (LD) remplacé par Patrick Koudys (LD)
Sabourin (G n°1)
Papillon (G n°2)
Dame-Malka (LD) – Coulombe (LD)
Langlais (LD) – Matheson (LD)
Dorey (LD) – Chakiachvili (LD)
+ Koudys (LD)

Les +/- :
Expérience, profondeur, talent, autant de la part des arrières que dans les cages. Autant dire qu’il sera dur de déjouer cette arrière-garde, surtout si elle est bien appuyée par ses coéquipiers attaquants et qu’elle ne se porte pas trop aux avants postes, deux petits défauts récurrents chez les Dragons. Un manque tout de même : pas de droitier, ce qui pourrait occasionner des problèmes dans des situations bien particulières.
A surveiller :
Dany Sabourin : sa défense ne l’a pas forcément bien aidé en saison régulière, mais en PO, avec une équipe plus sérieuse, il a pu montrer l’étendue de ses talents. Il a encore quelques belles années dans les patins, et est le candidat idéal pour laisser éclore en douceur et dans de belles conditions sa doublure Quentin Papillon.
Mark Matheson : le pilier de l’équipe en défense, au sommet de son art. Intraitable défensivement, excellent à la relance, disposant d’une belle mobilité et d’un gabarit imposant. L’arrière parfait pour contrôler un match dans toutes ses phases de jeu.
Patrick Coulombe et Chad Langlais : deux arrières de poche extrêmement mobiles et offensifs, superbes dans leur contribution à l’attaque. Avec ces deux joueurs, Rouen dispose de deux maîtres à jouer en matière de quart arrières.
Patrick Koudys et Aurélien Dorey : deux arrières défensifs purs, imposants, qui apportent un gabarit bienvenu et une profondeur appréciable. A voir qui gagnera ce duel pour la place de n°6.
Attaque :
Départs/arrivées :
Jason Krog (C) remplacé par Adam Miller (C)
Joël Perrault (C/RW) remplacé par Matt Hussey (C)
Olivier Labelle (RW) remplacé par Jordann Perret (F)
Nicolas Arrossamena (RW) remplacé par Joris Bedin (F)

Lampérier (C/LW) – Guenette © – Thinel (LW/RW)
Bedin (F) – Miller (C) – Perret (RW)
Treille S. (LW/RW) – Hussey © – Treille Y. (RW)
Colotti (C/LW) – Raux (C/LW) – Koudys (F)
+ Nesa (F)
Les +/- :
La profondeur de cette offensive est incroyable, avec des combinaisons possibles multiples. Trop peut-être, attention à ne pas trop vouloir tester et perdre du temps. Sinon, le talent, la vitesse et l’expérience sont parmi les autres caractéristiques.
Il manque tout de même deux profils à cette équipe : l’attaquant de puissance, travailleur et qui fait sentir sa présence physiquement, et le buteur. Pour le deuxième, ce n’est pas vraiment nécessaire vu le talent, avec forcément un voir deux trios minimum qui prendront le dessus sur leurs opposants et seront capables de marquer. Pour le premier point, les frères Treille peuvent répondre présent, mais avec leurs limites. C’est une carence qui sera plus problématique face à des équipes besogneuses et bien en place, là où la technique et la vision du jeu ne suffiront pas pour faire la différence.
A surveiller :
Adam Miller : un centre au zénith de sa carrière, très rapide, responsable défensivement, disposant d’une excellente vision de jeu parfaite pour servir ses coéquipiers. Il a su dominer tous les championnats où il a posé ses valises. C’est là peut-être son seul défaut : avoir la bougeotte. Problème d’attitude ou volonté de sa part ?
Matt Hussey : Très beau CV pour ce vétéran faiseur de jeu. Seul (gros) bémol, ses trois dernières saisons avec très peu voire pas du tout de match joué. Il a montré qu’il tenait le choc en préparation, mais à voir au fil de la saison avec la fatigue s’accumulant. Gros risque.
Jordann Perret et Joris Bedin : les deux jojos sont réunis ! Après avoir fait des étincelles les (trop) rares fois où on les a réunis à Pôle Sud, c’est deux feux follets au jeu similaire (grosse pointe de vitesse et débordement) auront à cœur joie de montrer leur savoir faire dans un club qu’il leur fournira sans doute de meilleures occasions de briller, même si la concurrence y sera bien plus rude.

Bilan et pronostic :
Très bel effectif qui ressemble à un empilement d’énormes CV, heureusement le staff en place a les moyens de bien mettre cela en place pour surpasser les adversaires. Mais cela masque tout de même, par la profusion de talent, de grosses carences, volontaires dans la construction, car répondant à cette vision du hockey spectacle souhaité par la direction du club depuis toujours.
On a donc mobilité, rapidité et talent, les points essentiels du hockey moderne, qui ont bien été assimilés et pourvus à profusion, mais la finition sur certains aspects manque, particulièrement au niveau des joueurs travailleurs. Rien de grave, car il suffit que l’équipe décide de se salir les mains lorsque cela compte pour pallier à cet aspect du jeu. Par contre, le jour où les équipes adverses décideront de vraiment améliorer l’aspect tactique en recrutant de vrais professionnels et stratèges derrière le banc, cela risque de coincer. Mais ce jour n’est pas encore prêt d’arriver.
1ère place, 3ème au pire.