L'honneur grenoblois a au moins été préservé grâce un Horak très sérieux.
Peu de tirs de part et d'autre, un match fermé.
Un retour objectif des présents sur le match de ce soir, rouennais et grenoblois confondus s'il vous plaît ?
ALors, on va essayer d'être le plus objectif possible...
Sur Lukas, tout d'abord : une prestation épatante de ce jeune gardien qui a su garder son sang-froid tout au long de la partie, malgré un 1er tiers archi-dominé par les Dragons, et sur une séquence de jeu Rouennaise lors du 2ème tiers sur laquelle on a tous cru que ça allait forcément finir au fond. Mais non.
Réduire cette victoire à Lukas serait toutefois réducteur tant cette équipe montre une capacité de mobilisation assez invraisemblable dés que ce n'est pas Ervins qui garde la cage Grenobloise. 22 tirs encaissés, Rouen blanchi à l'Ile Lacroix, je crois que les faits sont parlants.
Pour le match en lui-même :
1er tiers : grosse domination Rouennaise bien aidée en cela par les trop nombreuses pénalités concédées par Grenoble (10 minutes en tout, dont 2minutes en double infériorité). Mais la défense et Lukas tiennent la barraque. Grenoble n'existe que par à-coups, et seul Bouchard se distingue vraiment en s'offrant deux belles opportunités magnifiquement sauvées par Sabourin.
2ème tiers : Réveil Grenoblois qui fluidifie d'un coup le jeu : les phases de transition sont rapides et bien amenées, le danger est porté sur la cage de Sabourin de manière beaucoup plus concrète, et le temps fort est récompensé par un but en supériorité de Baylacq sur un cafouillage (pas bien vu ce qu'il s'est passé). Rouen, hormis le temps fort évoqué plus haut, n'aura été que peu dangereux. A noter un magnifique arrêt de désespoir de Sabourin sur une cage semi-vide.
3ème tiers : Une vraie guerre de tranchées dans laquelle les deux équipes se neutralisent et ne laissent que très peu d'opportunités à leurs adversaires. A ce petit jeu, les débats ont été équilibrés jusqu'à 5 minutes de la fin ou Grenoble a laissé la possession aux Rouennais qui ont alors installé leur jeu dans notre zone défensive, mais sans créer de décalage pour autant. Et je ne sais plus à quel moment Lukas sort un arrêt de sa mitaine assez phénoménal. Grenoble ne sera plus inquiété.
Ce soir, les deux équipes ont joué au hockey, et il n'y a pas eu de friction particulière, mais il faut dire que l'arbitrage n'a pas crée de frustration particulière (même si la seconde pénalité contre Perret est plus que généreuse de même que celle contre Krog) et qu'il n'y a pas eu de coup bas de l'une ou l'autre des équipes.
La situation dans cette série reste extrêmement délicate, et un miracle ne pourra passer que par cette solidarité entre les joueurs et une concentration maximale de tous les instants. Le tout pendant trois fois 60 minutes.